Face à la crise sociopolitique en Guinée, l'OGDH tire la sonnette d'alarme

Société Civile

Avec l'annonce par l'opposition républicaine de la reprise des manifestations à caractère politique, l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme et du citoyen -OGDH- a interpelé ce mardi 2 août 2016, l'ensemble des acteurs sociopolitiques pour une sortie de crise. A cet effet, elle propose à ces différentes composantes,  l'ouverture "d'un dialogue constructif".

Le vice-président de l'OGDH a déclaré que "la situation sociopolitique nous (OGDH, ndlr) a parue opportune pour qu'on puisse échanger. Nous suivons tous l'actualité. Nous savons que des manifestations sont prévues par l'opposition républicaine car elles sont soutenues par la mère de nos lois, la constitution".

"Mais, prévient-il,  les leçons du passé enseignent que ceux qui sont conscients qu’ils ont des droits et qui tiennent à en jouir sont face à des gens qui ont des privilèges qui ne sont pas toujours compatibles avec les droits des autres".

"C'est pourquoi, déclare Elhadj Mamadou Malal Diallo, l'OGDH estime opportun de tirer sur la sonnette d'alarme pour mettre les acteurs devant leurs responsabilité respectives. Nous acteurs de la société, nous devons mettre un bémol afin d'éviter de jeter de l'huile sur le feu".

Le vice-président a aussi exprimé la crainte de son organisation de voir le pays sombrer dans la violence: "nous avons tous des droits mais le droit à la vie est sacré" avant de demander à la presse de "véhiculer des messages de paix". "Mais, précise-il , il faut qu'on lutte pour jouir de nos droits".

Pour sa part, Me Hamidou Barry, membre du bureau exécutif de l'OGDH, a déploré "le non fonctionnement des institutions, de la justice comme cela se doit. Ce ne sont pas les simples citoyens qui doivent se rendre justice c'est plutôt à la justice de rendre justice. Si toutes les institutions jouent leur rôle, il n'y aura pas de problème. Nous sommes en train de construire notre démocratie. Il y a des gens qui ne gagnent que quand il y a des crises, ils sont  appelés les businessmen de la crise".  Enfin, dira-t-il, "la marche vers la démocratie en Guinée est irréversible même si la Guinée ne peut se comparer au Ghana, au Sénégal, ou à la Côte d'Ivoire".

Dans une déclaration publiée à cette occasion, l'OGDH interpelle à la fois le gouvernement, les institutions républicaines, les forces de sécurité, les partis politiques, les acteurs de la société civile et la communauté internationale à travailler ensemble "pour l'instauration d'une véritable démocratie [en Guinée]  où les droits fondamentaux sont garantis pour tous".

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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