Makanera Kaké a-t-il échappé à la justice du moins pour cette fois-ci? C'est le moins qu'on puisse en écoutant la version de l'intéressé après sa sortie au Pm3. Fallait-il le convoquer?
A en croire la version du concerné, c'est une affaire de véhicule administratif qui serait à l'origine de ses soucis avec la gendarmerie. Or, explique M. Kaké, sa convocation n'en valait pas la peine si on lui avait demandé de rendre le véhicule. Sourire aux lèvres, l'ancien ministre de la Communication s'est exprimé en ces termes à la fin de son interrogatoire: " (...) le problème est réglé. On m’a convoqué pour récupérer les voitures de l’État qui sont à ma disposition".
Or, poursuit-il, "c’est qui étonnant" quand on sait qu'il avait subi un accident de la circulation. Et pourtant, malgré les dégâts enregistrés au niveau de son véhicule de commandement, "lors de [ma] passation de service, j’ai mentionné l’existence d’un véhicule pick-up accidenté et qui est au garage. Après la passation de service, aucun service du département de la communication ne m’a demandé s’il pouvait aller prendre le véhicule".
Mais, faute de moyen car n'étant plus ministre, il ne pouvait pas réparer le véhicule, dit-il. "Et pour récupérer le véhicule, il fallait que le Ministère de la communication paie ceux qui avaient commencé déjà la réparation. Je vous dis sincèrement que je suis étonné qu’on me dise que c’est un problème de véhicules parce que le Ministère ne m’a jamais contacté. On vient à la gendarmerie, lorsqu’il y a violation de la loi", s'étonne M. Makanera. Après tout le bruit que sa convocation a suscité dans la cité, Makanera Kaké estime que cette action judiciaire n'était qu'"un simple alibi".
Faut-il noter que la convocation de l'ancien ministre de la Communication qui a réjoint les rangs de l'opposition républicaine, intervient à moins de deux semaines de la manifestation programmée par les opposants au régime d'Alpha Condé.
Fanta Bah