La fin justifie les moyens, dit-on. Qu'importent les moyens utilisés pour attirer l'autre vers son camp, si l'objectif est atteint tant mieux. Le président de l'Union des forces démocratiques de Guinée -UFDG- travaille d'arrache-pied pour l'unité de l'opposition pour le combat politique contre le régime d'Alpha Condé.
Après plusieurs déceptions, Lansana Kouyaté, le président du Parti de l'espoir pour le développement national -Pedn- a pris ses distances de l'opposition républicaine. Lui et son parti refusent de participer aux activités de cette dernière malgré que le parti soit toujours de l'opposition.
Mais pour mettre un frein à cette réticence, le chef de file de l'opposition tente de convaincre son homologue du Pedn pour qu'ensemble, ils mènent le combat pour l'instauration de la bonne gouvernance et de la démocratie en Guinée.
Le refus de l’ancien Premier ministre de s'associer aux manifestations et réunions de l'opposition fait perdre à l'opposition dans son ensemble un élément de taille. C'est pourquoi, Cellou Dalein tient à la participation du Pedn même si, dira-t-il "on peut avoir un autre groupe d’opposition, aucun parti n’est obligé de s’associer à un autre avec lequel il ne partage peut-être pas les méthodes, la sensibilité".
Cette déclaration cache une volonté manifeste de Dalein d'agrandir les rangs de l'opposition pour des éventuelles manifestations publiques. Le président de l'UFDG craint que " Alpha Condé" n'exploite la "division" ou le bicéphalisme de l'opposition. Ainsi, le chef de file de l'opposition voudrait le retour de Lansana Kouyaté à des meilleurs sentiments "pour qu’il vienne, qu’on aplanisse nos divergences".
Pour convaincre le président du Pedn, Cellou Dalein affirme que "l’opposition républicaine telle qu’elle existe aujourd’hui est un cadre de concertation, de partage de l’information" définissant ensemble "les stratégies pour obtenir des élections transparentes, le respect du calendrier électoral et les lois de la République".
Mamadi Touré