Guinée: L'opposition dénonce les dépenses exorbitantes effectuées

Economie

L'opposition républicaine doute sincèrement de la passation des marchés publics de l'Etat à des sociétés étrangères. Elle a dénoncé ce qu'elle a appelé le "fameux coup chaos contre les institutions et la démocratie". En conférence de presse animée principalement par son porte-parole et le chef de file, Cellou Dalein Diallo.

L'opposition reproche à ce nouveau gouvernement d'avoir noyé "toutes les dispositions prises pour lutter contre la corruption". Pour cela, Aboubacar Sylla a énuméré entre autres la disparition du ministère du Contrôle économique, le silence sur la nomination d'un Secrétaire exécutif à la tête de l'Agence nationale de lutte contre la Corruption -ANLC et la disparition de l'Inspection générale de l'État car les gens sont nommes à compte goutte.

L'opposition républicaine dénonce ainsi ce qu'elle appelle "une incursion de l'exécutif sur le judiciaire". Pour matérialiser cette accusation, le porte-parole de l'opposition a rappelé que la Cour constitutionnelle traversée par un scandale sans précédent a été auditée par des inspecteurs d'État et non une structure indépendante. Ce qui pousse l'opposition d'ailleurs à qualifier les Guinéens comme "des dindons de la farce c'est-à-dire, des citoyens abandonnés à eux mêmes". Aujourd'hui, regrette l'opposant Sylla, "il n'y a pas de structure de contrôle des institutions de l'Etat".

Evoquant le budget de la présidence de la République, Aboubacar Sylla a affirmé que "cent quarante milliards francs guinéens sont dépensés par le Président de la République (Alpha Condé, ndlr) sans support juridique ".

En ce qui concerne les examens nationaux, l'opposition n'est pas passée par le dos de la cuiller pour dénoncer le budget exhorbitant alloué aux examens nationaux.  "Les examens nationaux ne se déroulent pas comme ils le disaient. Chaque année, ce sont quarante (40) milliards GNF qui sont détournés et ce, depuis 4 ans. Des personnes s'enrichissent indûment sans courir de risque", dénonce Aboubacar Sylla.

Toujours dans le volet éducation, il a mentionné que ce sont trois cent (300) milliards GNF qui sont investis pour les boursiers de l'État. Ce qui est l'équivalent de 40 millions de dollars. Avec cette manne, dira-t-il, on pourrait construire quatre universités de la taille de Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Amadou Kendessa Diallo pour lejourguinee.com

+224 664 24 54 78

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account