Lors d’une déclaration à la presse ce lundi 18 juillet, le procureur de Paris François Molins a indiqué que l’exploitation de l’ordinateur de l’auteur de l’attentat de Nice révélait un « intérêt certain », quoique « récent » pour la mouvance jihadiste radicale.
Quatre jours après l’attentat de Nice, revendiqué samedi par l’organisation Etat islamique, les circonstances de l'attaque qui a fait 84 morts et le profil de son auteur se précisent. A ce stade, a indiqué le procureur de Paris François Molins lors d'une déclaration à la presse, l'enquête n’a révélé « aucune preuve d’allégeance à l’organisation terroriste EI », « ni des liens avec individus se réclamant de cette organisation ». L’exploitation de l’ordinateur de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a cependant montré un « intérêt certain » mais « récent » pour la « la mouvance jihadiste radicale ».
Le chauffeur-livreur tunisien de 31 ans a ainsi effectué depuis le 1er juillet des recherches quasi quotidiennes de vidéos de « sourates du Coran » et d’« anachids », ces chants religieux utilisés par le groupe Etat islamique comme outils de propagande. Il a également effectué des recherches sur l’Aïd-el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, et les récentes attaques d’Orlando et de Magnanville, commises par des individus se réclamant de l’organisation terroriste. Des photos en lien avec l’islam radical et de couvertures de Charlie Hebdoont par ailleurs été découvertes sur son disque dur.
Le caractère prémédité de l’attentat confirmé
L’exploitation de l’ordinateur a confirmé le caractère prémédité de l’attentat. Elle a permis de découvrir que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait effectué des recherches sur les festivités du 14-Juillet à Nice, sur des vidéos d’accidents mortels de véhicules, la location d’un poids lourd et l’adresse d’une armurerie à Nice.