Il avait déjà annoncé les couleurs dans une tribune publiée jeudi sur son compte facebook. L’ancien exilé politique ne semble pas être d’accord avec la classe politique de l’opposition républicaine. Il tacle ses anciens pairs et formule une demande.
-heures après la conférence de l’opposition républicaine invitant les Guinéens dans leur majorité à sortir le 4 août pour dénoncer certaines tares du régime d’Alpha Condé, Bah Oury, gracié en décembre 2015, n’accorde plus son violon avec les autres. La preuve, il dénonce les manœuvres de l’opposition et, contrairement à ses habitudes, appelle celle-ci à dialoguer. Or, il y a un peu plus d’une année, ce dernier avait appelé à une insurrection populaire pour chasser Alpha Condé. Bah Oury le regrette.
Dans son intervention, le numéro 2 de l'UFDG a demandé, ce vendredi, à ses pairs de se remettre en cause. Car, « aujourd'hui, dira-t-il, une certaine classe politique menace encore d'organiser des manifestations de rue pour exiger, dit-elle, un dialogue avec le gouvernement ».
Ce qui n’est pas mauvais en soi aux yeux de Bah Oury. Mais, seulement, regrette-t-il, « durant cinq années de 2011 à 2015, des manifestations monstrueuses ont été organisées. De nombreuses victimes ont jalonné ce parcours chaotique et violent de l'histoire récente de notre pays. De 2011 à 2013, ces querelles se sont cristallisées autour des élections législatives, sur l'opérateur technique waymark-sabary technology et sur la composition de la Ceni.»
Selon lui, l’opposition doit accepter le dialogue afin de trouver solution aux problèmes de la Guinée. Désormais, Bah Oury est devenu très pacifique.
Aboubacar Pastoria Camara