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Dans le cadre de promouvoir et développer les activités socioéconomiques des opérateurs économiques  guinéens, la direction générale du grand marché de Conakry a organisé une rencontre d’échange  ce vendredi 18 janvier 2019 à Conakry. L’objectif était de présenter le potentiel de ce marché et  quels sont les voies et moyens pour attirer les commerçants  à occuper cet édifice.

D’entrée, le nouveau maire  de Matam, seydouba sacko  à au nom de sa population a  remercié les responsables du marché pour cette opportunité offerte aux femmes de Conakry en générale mais celle de Matam en particulier.

Il a aussi  rassuré la ferme volonté de son bureau à soutenir sans condition toutes les initiatives  du gouvernement et ses partenaires dans le sens d’un développement  socioéconomique durable du pays et de sa localité.

Pour sa part, le directeur général du grand marché de Conakry, Modather Abid a tout d’abord  rappelé  l’objectif de cette rencontre.

Selon lui, c’est  de regrouper des entreprises, des opérateurs économiques de leur  présenter la potentialité de ce Marché et les atouts qu’ils leurs  offrent. « Ce centre de négoce et des affaires en Guinée est bâti sur une superficie de 54 000m2. Il offre plus de 700 locaux commerciaux, bureaux, magasins et boutiques, trois hangars de mille places pour les femmes étalagistes pour les ventes journalières » précise-t-il.

Pour lui, cette infrastructure moderne  donnera  la chance à tous les opérateurs économiques et des vendeuses de condiments d’évoluer dans un environnement propre, organisé et sécurisé. « La centralisation des opérateurs économiques dans un tel lieu va beaucoup faciliter les relations clients-fournisseurs ou clients prestataires de services.

Ils sont aussi  épargnés de temps, l’énergie et surtout de l’argent. Pour avoir une place dans ce Marché, il suffit juste d’avoir la volonté, le courage d’adhésion » dit-il.

Il a aussi lancé  un appel aux autorités gouvernementales, communales et sécuritaires d’aider à améliorer les conditions de travail des femmes et commerçants. «  Nous remarquons que  chaque jour, les conditions de travail de ces femmes dans les marchés voisins laisse à désirer. Pendant ce temps le Grand Marché de Conakry ouvre ses portes à ces vendeuses », a-t-il ajouté.

Pour finir, le Directeur général du marché a lancé un appel  au ministère des travaux publics de construire une passerelle afin de faciliter l’accès à ce grand marché. «Je demande au ministre des travaux public de nous aider à construire même un petit pont pour faciliter au piétons d’accéder au marché », conclut-il.

Aboubacar P. Camara

Quelques heures seulement après la prestation de serment ce lundi 21 janvier 2019, à la Cour Constitutionnelle, les commissaires de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ont procédé  à l’élection du nouveau bureau exécutif de l’institution.

 Ce bureau élu pour cinq ans est composé de cinq membres dont Maître Salifou kebe, ex-président réélu, Bakary Mansare, 1er vice-président et Mamdou Bano Sow, de l’UFDG, 2e vice-président.

Seraphine Kondiano et Youssou Léno ont été élus respectivement questeur et rapporteur.

A rappeler  que cette élection a été présidée par Mohamed Lamine Fofana, ministre conseiller à la présidence chargé des relations avec les institutions.

Aboubacar Pastoria Camara

Le dialogue entre l'opposition, le gouvernement togolais et le parti au pouvoir à Lomé, l'Union pour la République, a repris mercredi après trois mois de suspension, sous l'égide des facilitateurs, les présidents guinéen et ghanéen, a annoncé la présidence togolaise.

Dans cet entretien accordé à notre rédaction, le président du Rassemblement des Guinéens pour le Développement (RGD) donne sa lecture sur les sujets qui dominent l’actualité sociopolitique du pays. De l’installation des PA à la composition de la nouvelle CENI en passant par la prorogation du mandat des députés, Me Abdoul Kabèlè Camara clarifie sa position. Par ailleurs, l’ancien ministre de la Sécurité revient dans cette interview sur les ambitions du RGD. Lisez !

Quel regard faites-vous sur la situation politique actuelle du pays ?

La situation politique du pays n’est pas reluisant. Malheureusement nous sommes en face des crises répétées non résolues et de plus en plus, les acteurs sont divisés. Je pense que des solutions existent pour éviter que ces crises ne conduisent à l’instabilité de notre pays, également n’entrainent le manque de croissance de notre économie.

Parmi les crises qui minent le pays, une vient d’être résolue, c’est la grève des enseignants. Quels sont vos t sentiments

Vous savez l’Etat doit tout faire pour que les institutions républicaines puissent fonctionner de façon convenable et ça c’est une obligation qui pèse sur la tête de l’Etat. Le dialogue est fondamental. On ne peut pas tourner le dos au dialogue. Quand des problèmes sociaux sont posés et qui touchent un peu les finances du public, je pense qu’un arbitrage économique est nécessaire et qui permettra aux uns et aux autres d’arriver à une solution satisfaisante pour tout le monde. Nous devons tenir compte du fait que dans ce pays, il y a des lois et des règlements qui sont là pour régenter tout le monde. La loi elle est égale pour tous. Donc les acteurs que ça soit les gouvernants ou les gouvernés devraient tenir compte de ces lois qui prévoient toutes les solutions à nos problèmes. Dans le cadre du silence de la loi qui pourrait se retrouver autour de la table, mais ne pas avoir des positions figées. Il faut trouver la solution aux problèmes qui se posent à un pays.

Vous êtes depuis le mercredi 17 octobre 2018, président du Rassemblement guinéen pour le développement (RGD), un parti qui s’illustre dans la dénonciation de la mal gouvernance. Mais est-ce que vous n’êtes pas un peu comptable de cette situation vu que vous avez été ministre 7 ans d’un seul régime ?

Je suis encore fraichement en dehors du système gouvernemental, mais je reconnais avoir participé à l’action gouvernementale depuis le régime du président Lansana Conté comme ministre des Affaires étrangères. Et ensuite avec le président Alpha Condé comme ministre délégué à la Défense et ministre de la Sécurité et de la Protection civile, je ne fuirai pas mes responsabilités. Je suis dans l’obligation d’assumer cette responsabilité, de partager partiellement l’action gouvernementale. Mais j’ajouterai qu’au niveau de chaque département que j’ai dirigé, des actions ont été conclu et de façon positive et qui ont fait le bonheur des Guinéens.

Votre prédécesseur direct, le ministre Keira est passée à l’Assemblée nationale. Il a décrit un tableau assez sombre de la gestion du ministère de la Sécurité. D’ailleurs, il a rétablis la direction nationale de la police. Est-ce que vous n’êtes pas d’accord avec lui ou que c’était une erreur de supprimer cette direction ?

En tout état de cause ministre d’Etat en charge de la Sécurité et de la protection civile, j’ai soumis à M. le président de la République un décret portant organisation et fonctionnement du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. M. le président de la République a conformément à ses prérogatives signé le décret donc mis son accord sur cette nouvelle réorganisation que je ne me permettrais jamais de faire avant d’avoir consulter celui-là qui est le président de la République et c’était une circonstance qui était indispensable. Donc, il fallait ramener tous les corps de la sécurité et de la protection civile dans le giron de la parfaite collaboration entre les cadres du ministère de la Sécurité. Erreur, je ne crois pas. Tout ministre qui vient après un remaniement ministériel propose un organigramme, une organisation et fonctionnement du ministère. Et c’est un arbitrage qui se fait d’ailleurs avec le ministère de la Fonction publique et c’est courant. Maintenant si mon successeur a qualifié cela d’erreur monumentale, je n’ai pas eu l’occasion de l’entendre et heureusement d’ailleurs, je ne me lance pas dans cette polémique. Je suis un fonctionnaire de l’Etat soumis au règle de l’Etat ce que je décide, en tant que ministre, je le décide avec l’accord de M. le président de la République.  

Quelle appréciation faites-vous de l’installation des PA sur l’axe Le prince ?

C’est malheureux. C’est un recul parce que la réforme du secteur de sécurité nous a permis de nous éloigner de ce spectacle. Avant cette réforme, les militaires étaient un peu partout dans Conakry et dans toute l’étendue du territoire national, mais la reforme a permis de les caserner de faire rentrer tous les militaires, ça a permis la délocalisation des armes lourdes et tout ce que vous avez comme abris comme PA à travers les quartiers. Je pense que l’armée peut être appelé à assurer la sécurité d’un pays dans des circonstances fixées par la constitution et par les lois.

Si ce n’est pas le cas, je ne vois pas pourquoi on mobiliserait l’armée à travers la capitale. C’est un spectacle qui peut être de nature à effrayer.

A mon avis ce qui est important c’est l’équipement des forces de  défense et de sécurité. Défense dans sa partie gendarmerie et également sécurité dans sa partie police et surtout dans sa partie de maintien de l’ordre public et dans la lutte contre la grande criminalité. Je pense que le mieux c’est de bien les équipé et surtout insisté pour que chacun puisse se comporter à la loi sur le maintien de l’ordre public.

Les gens vous soupçonnent de rouler pour la mouvance présidentielle notamment à cause de l’étroitesse de vos relations avec Diallo Sadakadji qui reste bien introduit à Sékoutourèya. Votre part de vérité ?

Je ne sais pas si mon frère et ami Sadakadji est introduit à Sékoutourèya. Notre relation n’est pas également étroite. Il fut invité au lancement ou au réveil du RGD le 17 octobre 2018, il a répondu à l’appel, je ne vois pas exactement le lien avec tout autre considération, au niveau de Sékoutoureya. Je pense que Sadakadji n’est ni conseiller, ni fonctionnaire de l’Etat, c’est un opérateur économique. Donc, je ne sais pas pourquoi on ferait ce lien.

  1. M. le président si vous n’êtes pas de la mouvance quelle est votre position ?

Aujourd’hui le RGD ne roule ni pour la mouvance ni pour qui que ce soit. Le RGD n’a qu’une aspiration comment arriver à résoudre les problèmes qui se posent à notre société, comment faire pour que le communautarisme disparaisse, pour que les lois et les règlements en vigueur dans notre pays soient respectés par tous. Le RGD a une préoccupation, c’est rassuré la population pour que chacun puisse se sentir dans un Etat de droit fort, pour que chaque citoyen comprenne qu’il a des droits et des obligations. Le RGD sa préoccupation fondamentale c’est arrivé à améliorer la qualité de vie des citoyens les services sociaux de base et également arrivé à une reforme véritable de la santé et du système éducatif pour que nos enfants puissent étudier correctement et aller dans les instances supérieures sans difficulté à l’image des autres pays et nous pouvons le faire. Le RGD mettra tout en œuvre pour qu’il en soit ainsi.

Alors, que comptez vendre aux Guinéens ? Vous qui êtes connu comme technocrate, pourquoi avez-vous décidez d’entrer en politique ?

Cette question souvent me fait sourire. C’est vrai je suis comme vous le dite technocrate. Je suis rentré dans ce pays en 1990. L’ouverture démocratique dans ce pays m’a trouvé en Guinée grâce au président Lansana Conté qui est le père de la démocratie, qui a ouvert après 1984 le multipartisme en Guinée. Donc, j’ai commencé a œuvré dans ce pays depuis 1991 et j’ai été appelé à accomplir plusieurs missions soit au niveau du barreau tout en militant au PUP, même si par la suite j’ai démissionné et après également au niveau du gouvernement de consensus avec Lansana Kouyaté comme ministre des Affaires étrangères et puis avec le président Alpha Condé. Donc la chose politique n’est pas une nouvelle pour moi et je connais le terrain politique guinéen et je connais les acteurs politiques. Il y en a aujourd’hui qui sont des leaders qui n’avaient jamais pratiqué la politique avant moi.

Ce qui me conduit aujourd’hui en politique après tant d’année passée dans le gouvernement, c’est la volonté de construire quelque chose qui soit nouvelle pour la Guinée, pour les Guinéens. C’est invité nos compatriotes vers ce pacte social qui est vulgariser dans notre slogan du RGD ‘’Mon pays ma fierté’’. Inviter les Guinéens a intégré parfaitement à s’approprier du triptyque de notre devise travail-justice-solidarité. Travail, l’Etat doit faciliter l’emploi. La création d’emploi  pour les jeunes pour les femmes c’est très important et particulièrement pour cette jeunesse qui attend beaucoup de l’Etat. L’Etat doit favoriser la promotion des femmes en mettant en place des structures qui soient fiables et non pas conjoncturelles. Il doit faire preuve d’administration de la bonne justice, pas une justice à deux vitesses. Il doit promouvoir également la solidarité nationale c’est très important. Donc c’est ça notre mission. C’est ce que nous entendons présenter au peuple de Guinée.

Allez-vous prendre part aux élections législatives ?

C’est stratégique. Le moment venu, nous aviserons. Mais considérer que pour nous la présence n’est pas un objectif, c’est un moyen pour satisfaire les besoins vitaux des Guinéens. La présence est un moyen qui va nous permettre en tant que premier chef du pays de donner l’exemple et un exemple qui rassure, qui peut être suivi par les citoyens. Parce que gouvernant et gouverner sont loger à la même enseigne chacun devra se plier aux lois et règlements.  

L’alternance est-elle possible avec le RGD en 2020 ?

L’alternance est possible j’y crois et j’invite les Guinéens à s’associer au RGD pour provoquer cette alternance. J’invite les forces politiques et sociales progressistes à s’associer à ce nouveau pacte social qui nécessairement va nous conduire vers l’alternance. L’alternance est une excellente chose pour la stabilité du pays, pour la croissance n’est-ce pas pour l’émergence du pays. Il faut que désormais on s’habitue à accepter ce principe sans lequel il n’y a pas de démocratie.  

Quelle lecture faites-vous de la prorogation du mandat des députés ?

C’est une question délicate. Mais ce que disent la constitution et les lois, le président de la République assure le bon fonctionnement des institutions.

Pourquoi voulons-nous toujours proroger le mandat des institutions. C’est la jurisprudence maintenant en Guinée. Chaque institution dont le mandat arrive à terme, on proroge le mandat.

La saisine de la Cour constitutionnelle est prévue par l’article 30 de la loi sur la Cour constitutionnelle. Le président de la République a cette autorité.

Mais dans la situation des députés, la prorogation du mandat, c’est dans des circonstances particulièrement graves. C’est subordonné à une condition ; la gravité particulière de la situation. Mais est ce qu’aujourd’hui nous vivons une situation particulièrement grave pour autoriser l’Etat à saisir la Cour constitutionnelle et proroger le mandat des députés ? Les élections présidentielles, législatives et même locales sont prévues par nos lois et règlement. La durée de mandat de ces différentes institutions est également fixée par les lois et règlement. En n’allant pas aux élections 5 ans après, nous sommes en dehors de la loi.

Quand on part du principe que gouverner c’est prévoir pourquoi l’Etat n’a-t-il pas les moyens qu’il faut pour organiser les élections à dates, c’est la meilleure façon de respecter la population. Pourquoi, faut-il tout le temps usé d’artifice pour proroger les mandats et dire que nous, nous ne sommes pas prêts.

L’Etat aurait dû depuis 5 ans donner les moyens à l’organisme chargé de gérer les élections pour l’organiser à la satisfaction du peuple de Guinée. Ne le faisant pas pour moi, c’est une grave erreur, c’est un déficit que seul l’Etat peut justifier parce que la condition de gravité particulièrement ne peut pas être expliqué par qui que ce soit.

Est-ce que nous sommes dans une guerre civile est ce que notre pays a été attaqué par un autre ou par des terroristes qui empêchent l’organisation à date fixe, des élections ? Est ce qu’il y a une pandémie qui empêche les Guinéens d’accomplir leur devoir civique ? Je pense qu’à mon avis il faut mettre fin à cette pratique et ça ne rassure pas la population et les partenaires.

Nous avons des lois et des règlements, il faut les respecter et c’est le combat que mène le RGD.

Est-ce que cette prorogation n’aura-t-elle pas d’incidence sur la tenue de la présidentielle ?

Je ne préjuge de rien. A cette allure on peut aller dans tous les sens

La CENI vient d’être composée. Votre point de vue ?

Je pense que c’est légale cette recomposition. Et heureusement que ça été vite fait.

Dans le même cadre, quelle lecture faites de la nouvelle loi sur la CENI, qui ramène le nombre des commissaires à 17 et qui stipule que pour avoir un commissaire, il faut avoir au moins 2 députés à l’Assemblée nationale ?

Une loi est une loi. Et je pense que c’est l’émanation du peuple, l’Assemblée nationale. Je n’ai rien à critiquer là-dessus.

Mais ce qui est plus important, c’est la personnalité des commissaires. S’il est vrai qu’une fois à la CENI, ils deviennent indépendantes vis-à-vis de leurs partis d’origine, je pense qu’il y a lieu pour nous tous, de mettre l’accent sur cette indépendance que leur personnalité soit forte, bien consolidée, soit construite de manière à mener à bien leur mission au sein de cette institution que nous attendons tous.

Votre message à l’endroit des Guinéens.

Le RGD invite tous les compatriotes guinéens et guinéennes à se joindre à ce nouveau pacte social qui permettra de combattre le communautarisme, de faire appliquer nos lois et règlements et c’est la base de tout. Un pays ne peut pas être crédible si les lois et règlements de ce pays ne sont pas respectés. Nous voulons une meilleure qualité de vie pour nos populations qui souffrent, nous voulons que la jeunesse soit maintenant prise en compte véritablement non pas par des promesses mais par des projets fiables permettant d’assurer leur promotion. Nous voulons que les femmes soient également aidées pour qu’elles puissent retrouver leur existence véritable. Nous voulons une meilleure santé pour la population guinéenne. L’homme est le capital le plus précieux. Nous voulons également un meilleur enseignement d’où la nécessité de reformer profondément et la santé et le système éducatif. Nous sommes un pays riche avec des ressources naturelles abondantes, nous avons beaucoup d’eau. Nous devons nous lever tous, dans la solidarité dans le strict respect de notre constitution de nos lois organiques de nos lois ordinaires de nos règlements pour construire une Guinée pour aller vers le changement des mentalités et des comportements. C’est à ce prix que ce pays va se développer.

Entretien réalisé par Sadjo Diallo

Conflit domanial à Wonkifond (Coyah): Menacé de mort, Moukarim n’entend pas baisser les bras

Le planteur et opérateur économique Guineo-libanais Joseph Moukarim est victime d’appropriation illégale de ses domaines par des individus dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah, notamment à Kofry, Katanta et Yelemengueya.

Depuis des années, un conflit domanial l’oppose à un certain Ibrahima Bérété. Ce dernier, sous l’appui de N’Famory Kourouma de la présidence continuerait ses travaux, nonobstant, les nombreuses batailles judiciaires perdues face à Moukarim.

Il faut rappeler, en 2013 M. Ibrahima Bérété aurait été trompé en achetant trois hectares dans les mains des coutumiers dans le domaine de M. Joseph Moukarim dont les titres fonciers faisant foi de sa propriété. A la suite de cette occupation illégale une plainte sera déposée auprès des autorités de Wonkifond pour le faire quitter des lieux. Suite à une réunion des autorités préfectorales de Wonkifond et communales de Coyah en présence de l’occupant, il a été confirmé à M. Bérété que la parcelle occupée fait partie de la plantation appartenant à la famille Moukarim depuis 1932. Ainsi le conseil préfectoral avait ordonné au sous-préfet d’alors M. Aly Bangoura qui avait signé l’acte de cession sans ce référé aux collectivités de Wonkifond d’annuler l’acte de cession établi en faveur de M. Bérété. Une décision qui sera appliqué le 12 mars 2015.

Mais comme si de rien était, Ibrahima Bérété continue d’occuper les lieux où il pratique actuellement une ferme avicole.

Outre, l’intéresser va s’adresser au président de la République, qui par la suite va instruire à son ministre Conseiller spécial Elhadj Mohamed Lamine Fofana de gérer l’affaire.

Pour sa part, Joseph Moukarim après plusieurs entretiens avec le ministre Conseiller Spécial, a adressé à son tour une lettre au chef de l’Etat, lui relatant la genèse de l’affaire. Sur la même lancée, le Guineo-libanais a profité de l’occasion pour informer qu’il est la proie d’un groupe de personne. « J’ai été victime d’agression physique suivie des menaces de mort », nous a-t-il confié.

Mais jusque-là, le président de la République n’aurait pas répondu à ce courrier nous déclare un proche de Moukarim.

Il faut souligner qu’après cette agression, en décembre 2016, un certain N’Famory Kourouma, travaillant à la présidence, à la tête d’un commando de bérets rouges et de gendarmes, aurait occupé illégalement le domaine, détruisant les plantations et les arbres fruitiers de cinquantenaires et la haie de bambou. Puis, en collaboration avec l’habitat de Coyah, l’intéressé aurait morcelé et vendu des terrains de Moukarim. Ainsi d’autres groupe à la tête, les sieurs Aboudou Soumah et Sekou Bangoura, feraient la même chose.

A noter que dans une décision judiciaire, il a été ordonné au sieur Ibrahima Bérété de libérer les lieux.

D’ailleurs le procureur général, près de la Cour d’appel de Conakry dans une réquisition autorise le Haut commandant de la gendarmerie a exécutée cette décision judiciaire. Mais, « il y a une lenteur d’exécution des décisions judiciaires », déplore Joseph Moukarim.

Mais cette fois-ci, il estime qu’après « la vacance judiciaire, à partir du mois de novembre on va relancer le dossier au niveau du Haut commandement de la gendarmerie nationale conformément à la décision judiciaire pour qu’on puisse aller déguerpir ceux qui sont installés illégalement dans mes domaines », a-t-il prévenu.

Il faut signaler que Joseph Moukarim est né en Guinée. Son grand père est arrivé en Guinée en 1915. En 1932, ce dernier se serait approprié des domaines Kofry, Kantanta et Yelemengueya, d’où l’appellation de ces zones, Moukarimya, dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah.

Affaire suivre…

Amadou et Sow Telico

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