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Pour mieux comprendre les différents secteurs de l’unité industrielle, la Direction générale de Rusal/Friguia a récemment organisé une formation visite guidée pour les nouveaux diplômés dans les installations de l’usine. L’objectif est de faciliter leur intégration professionnelle.

Cette visite guidée a permis aux jeunes diplômés guinéens de visiter les différents secteurs de l’usine. Guidé par des spécialistes de l’usine, les tout diplômés ont reçu des explications sur le fonctionnement de toute la chaine qui commence par l’extraction de la bauxite brute et qui finit par la production de l’alumine.

Interrogé sur le but de cette formation visite guidée, le Directeur Général de Rusal/Friguia, Youri  Kanafotsky dira « Notre Société a pris toutes les charges liées à leur formation en Russie donc il est tout à fait normal qu’on organise une formation visite guidée dans les installation de l’usine, cela va leur permettre de comprendre le mécanisme de fonctionnement de l’usine  et le rôle de chaque secteur, la formation visite guidée s’inscrit dans notre programme de renforcement de leur capacité ».

Selon Elena Gorshkova, directrice des Ressources Humaines de Rusal/Friguia cette formation visite guidée de ces jeunes diplômés de la Bourse RUSAL 2018  va renforcer leur connaissance. «En Russie pendant leurs études ils ont fait des pratiques dans certaines usines de Rusal de notre côté également nous continuons dans la même lancée pour qu’ils soient mieux informés de l’interconnexion entre les différents secteurs et département de l’usine » a expliqué la DRH.

Parlant de leurs impressions suite à leur  formation visite guidée dans les installations de l’usine Rusal/Friguia certains participants se sont exprimés en ces termes.                               

Kanté Youssouf : (ingénieur topographe département mine).

« La Formation visite guidée organisée au sein de l’usine à laquelle j’ai participé s’est avérée fructueuse. Cela m’a permis de visiter tous les secteurs d’activités de l’usine, d’avoir une idée générale sur les taches effectuées par ces différents secteurs et j’ai côtoyé lors de cette formation des spécialistes qui m’ont fourni d’humbles informations et d’explications nécessaires qui pourront m’aider dans ma carrière. Donc à cet effet je remercie les organisateurs (la direction des ressources humaines) et toutes les personnes qui ont participé au bon déroulement de cette formation»

Goumou Jean Baptiste : (informatique appliquée)

«C’était une visite guidée en même temps une formation, quand j’étais au lycée en Guinée je voyais le train de l’alumine passer mais je ne connaissais pas comment on obtient cette poudre blanche, maintenant avec les explications et cette visite dans les différents secteurs de l’usine j’ai compris le système de transformation de la bauxite pour obtenir l’alumine. Je dis grand merci à Rusal pour notre formation et pour cette initiative de formation visite guidée »

Bah Mamadou Djouhé : (Energie électrique et électronique)

« Même quand on étudiait en Russie, Rusal à tenue que notre formation théorique soit accompagné de pratique, donc cette formation visite guidée s’inscrit dans cette logique. Nous avons visité tous les secteurs et nous avons reçu de bonnes explications de la part des spécialistes de l’usine, j’ai été particulièrement marqué par le procédé Bayern merci à la Direction Générale de Rusal/Friguia »

Rappelons que depuis des années RUSAL contribue à la formation des cadres Guinéens en octroyant des bourses aux jeunes étudiants de ce pays. Seulement, en 2011 ce sont 100 étudiants guinéens qui ont bénéficié de bourses offertes par RUSAL dans plusieurs spécialisations dans les différentes universités de la Russie. C’est dans cette continuité que la société à travers la Bourse RUSAL 2018 a offert encore 101 bourses à la Guinée. Les lauréats sont déjà partis et suivent les cours dans les différentes universités de la Russie depuis octobre 2018.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 à Moscou

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018  comme leurs prédécesseurs bénéficierons gratuitement de l’appui technique, matériels, sanitaire et financier de RUSAL jusqu’à la fin de leurs études. Le coût de formation des étudiants guinéens s’élève à plus de 8 millions usd.

La réalisation du programme Bourse RUSAL 2018  permettra de former des cadres de haute qualification pour la République de Guinée et de renforcer les liens traditionnels de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Le programme de formation des étudiants guinéens prévoit la préparation des spécialistes dans le secteur minier, des cheminots, des économistes ainsi que des constructeurs, des spécialistes pour le secteur de l’agriculture, de l’eau, de la santé et de l’administration publique.

Mohamed Sylla

La modification de la constitution  pour un éventuel 3ème mandat en faveur du  président Alpha Condé, suscite des débats au sein de la Cité. Le parti des démocrates pour l’espoir (PADES) appelle à un front commun contre un troisième mandat du président de la République.

Selon Mohamed Lamine Kaba, coordinateur national du PADES, de façon dogmatique on peut  créer une constitution, mais on ne change pas les dispositions d’une constitution pour confisquer le pouvoir.  « Ce que nous dénonçons, on ne peut pas manipuler la population pour la modification d’une constitution. C’est pourquoi, nous  invitons  toute la classe politique et la société civile de se  donner les mains en créant une union sacrée et de  barrer la route à ces fauteurs de troubles », lance-t-il.

Plus loin, il a rappelé  que la constitution est claire dans ses dispositions. « Le président de la République peut faire un mandat renouvelable une fois, et c’est tout. Il faut que la démocratie marche.  Le principe fondamental pour faire marcher cette démocratie, c’est l’alternance.  Il faut respecter la volonté et le suffrage des populations. Ce sont ces populations qui donnent la légitimité au pouvoir », précise-t-il.

Pour finir ses propos, Mohamed Lamine Kaba a déclaré que le pouvoir appartient au peuple.  «  C’est le peuple  qui décide. Donc,  nous devons nous levé comme un seul homme pour faire front commun », conclut le coordinateur national.

Aboubacar  Camara

Nommé le 10 août 2018 et confirmé par le Sénat le 2 janvier 2019, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Simon Henshaw a présenté ses lettres d’accréditation au Président Alpha Condé ce lundi, 04 mars 2019 au palais présidentiel.

Son Excellence Simon Henshaw est diplomate depuis 1985 et est heureux d’être à nouveau affecté en Afrique de l’Ouest après avoir auparavant servi en Côte d’Ivoire il y a de cela quelques années.

Plus récemment, il a occupé la fonction de Conseiller Principal au sein du Groupe de travail sur les Initiatives de santé au Département d’Etat chargé de la coordination des efforts de réponse à une série d’incidents liés à la sécurité et la santé affectant les diplomates américains à Cuba et en Chine.

Antérieurement à cette fonction, S.E. Henshaw a occupé de hautes fonctions au Département d’Etat, notamment celles de Sous-secrétaire principal adjoint et de Secrétaire adjoint par intérim du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations de 2013 à 2018. Il a par ailleurs occupé la fonction de Directeur du Bureau des Affaires Andines de 2011 à 2013, et de 2008 à 2011 il fut Premier Secrétaire à l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa au Honduras.

Ambassadeur Henshaw a en outre servi au sein de quatre autres postes diplomatiques à l’étranger et à plusieurs autres fonctions aux Etats-Unis.

Ambassadeur Simon Henshaw est titulaire d’une Licence des Lettres de l’Université du Massachusetts à Amherst, et d’une Maitrise ès Sciences de l’Ecole Nationale de Guerre. Il est marié et père de deux grands enfants.

Communication ambassade USA

Les télécommunications, secteur tertiaire par excellence est un pourvoyeur d’emplois non négligeable, et de fonds à notre économie. Tout ne marche cependant pas comme sur des roulettes, dans le monde des télécommunications, loin s’en faut. A titre d’exemple, il y a le cas d’Intercel, l’un des opérateurs mobiles de la place, qui a été contraint récemment,  à mettre la clé sous le paillasson, faute de résultats probants. Sans oublier Guinée Télécom, né des cendres de la défunte Sotelgui, qui attend toujours un repreneur, sans succès. Malgré l’optimisme affiché par M. Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, de l’Économie numérique et des Postes qui, dans cet entretien accordé à votre semainier, dresse un état des lieux plutôt rassurant.

L’Indépendant : Bonjour Monsieur le ministre et merci de nous recevoir chez Vous. Pour commencer, vous allez nous faire un tour d’horizon sur le secteur des Postes, Télécommunications et de l’Economie numérique, portefeuille, dont vous avez la charge de gérer…

Moustapha Mamy Diaby : Je dirai que parler de l’évolution d’un secteur sous-entend de l’état dans lequel on l’a trouvé, jusque-là où il se trouve aujourd’hui.  Je m’efforcerai à résumer quelques grands acquis qui permettront d’avoir une lecture beaucoup plus éclairée du progrès que nous avons réalisé dans le secteur. Des difficultés auxquelles nous faisons face. Des choses que nous avons pu faire, parce qu’il ne s’agit pas seulement de présenter ce qu’on a fait. Il faut avoir la lucidité de dire également ce qu’on n’a pas pu faire.

En 2011, la Guinée était le dernier dans la sous-région ouest-africaine, en termes de taux de pénétration de la téléphonie, de couverture du territoire, de qualité des réseaux et de taux de pénétration de l’internet.

Peut-être que vous vous souviendrez en 2011, qu’à chaque fois que vous vouliez émettre un appel d’un réseau vers un autre, vous entendiez ceci : ‘’par suite d’encombrement, votre appel ne peut aboutir.’’ Parce qu’il était quasiment impossible d’émettre des appels d’un réseau vers un autre. C’était une sorte de jungle. On ne pouvait pas corriger ce dysfonctionnement, sans s’appuyer sur un cadre légal et règlementaire. Sinon ça peut paraître comme de l’abus.

Alors, on s’est attaqué au cadre légal et règlementaire. On a mis en place, un cadre réglementaire transparent, qu’on a partagé avec l’ensemble des acteurs. La mise en place de ce cadre réglementaire a permis d’appeler les acteurs, pour faire en sorte que le contenu de ce cadre légal et règlementaire soit respecté, y compris l’interconnexion, l’interopérabilité et la non-discrimination dans les réseaux. Ce qui nous a permis de régler le problème d’interconnexion. Nous avons signé des conventions avec les différents acteurs pour créer les conditions favorables à l’investissement. Parce que sans investissement, on ne pouvait pas améliorer la couverture, la pénétration, la qualité des réseaux. Donc, il y a eu beaucoup d’investissements du secteur privé. Parallèlement, l’Etat s’est engagé à faire des investissements sur les segments qui, au premier regard semblent ne pas être lucratifs. C’est en ce sens que l’Etat a investi pour l’atterrissement du câble sous-marin après le quel atterrissement, il a accepté d’ouvrir le capital au secteur privé. L’atterrissement de ce câble sous-marin a permis d’accroître le taux de pénétration de l’internet. On est parti d’un taux de pénétration de l’internet de 0,1% en 2011 à près de 40% aujourd’hui, malgré le fait qu’une grande partie de notre population est analphabète. Puisque l’internet, il faut savoir lire et écrire.

Nous sommes partis d’un taux de pénétration de la téléphonie autour de 30%, aujourd’hui nous sommes à plus de 100%. Ça  veut dire que nous avons beaucoup plus de cartes SIM que de populations recensées.

Nous sommes partis d’un taux de couverture du territoire de 18%, aujourd’hui, nous sommes à près de 90% des grandes agglomérations. Toutes les sous-préfectures de la Guinée aujourd’hui bénéficient d’au moins 1 réseau, et la plus grande partie de nos quartiers et districts aujourd’hui sont couverts aussi par au moins 1 réseau.

Nous avons plus de 70% des quartiers et districts couverts par au moins 1 réseau. Mais nous savons que nous avons l’obligation de faire en sorte que 100% des quartiers et districts, des villages et hameaux soient couverts. Mais c’est en cycle d’investissement. Donc, il faut que l’Etat consente, qu’il accepte d’investir pour alléger le coût de l’investissement pour le secteur privé. C’est ce qui fait que l’Etat est en train de construire le Backbone national sur près de 4 500 km, lequel sera utilisé par les opérateurs pour envoyer le trafic sur toute l’étendue du territoire. Ça va alléger leurs investissements. Pour ce qui est du transport, les différents Pylônes diffuseurs,  que vous voyez, et l’économie d’échelle que les opérateurs feront…, ces économies d’échelle permettront aux opérateurs d’étendre davantage leurs réseaux sur les espaces qui sont considérés aujourd’hui comme moins rentables ou pas rentables du tout.

Donc, il y a une conjugaison d’efforts pour l’Etat, des acteurs privés pour faire en sorte que tout l’écosystème des télécommunications et de l’économie numérique puisse se tenir au profit de l’investissement de l’économie nationale, mais surtout au profit de nos citoyens. Voici quelques repères qui permettent aujourd’hui de voir tout ce que nous avons pu faire.

On assiste de plus en plus à des plaintes de certains citoyens qui soupçonnent certains opérateurs mobiles de se livrer à de la surfacturation sur les Pass internet et les appels téléphoniques?

Il n’y a pas de situation parfaite, les citoyens ont le droit de se plaindre. Avant, les citoyens se plaignaient parce que le service n’existait pas. Aujourd’hui le service existe, les citoyens se plaignent, peut-être qu’il est cher, ou il est surfacturé. Demain, c’est sûr qu’ils se plaindront pour autre chose, c’est normal. Il nous appartient en tant que commis de l’Etat d’écouter ces plaintes, de les analyser pertinemment, et si les plaintes sont fondées, de trouver la solution à cette problématique. Nous avons une autorité de régulation sur la régularité des prix. Ils ont un outil de contrôle des prix. A partir de cet outil, ils se comportent comme un client pour la téléphonie. Ils vont acheter des Pass dehors et mettre sur des cartes SIM. Ils émettent et la machine leur montre les prix qui sont débités. Ils comparent ça avec le catalogue des prix déclarés par les opérateurs, et s’il y a une différence, surtout en plus, l’opérateur est rappelé à l’ordre. Il y a des mises en demeure. Mais s’il y a une différence en moyenne, ils laissent, parce qu’il arrive souvent que les opérateurs fassent des campagnes de bonus. On considère que ces campagnes de bonus sont en faveur de la population. Ce que nous n’acceptons pas c’est quand les tarifs effectivement appliqués sont supérieurs aux tarifs publiés.

Pour ce qui est de l’internet, oui, il arrive que les citoyens disent que quand vous achetez des Pass, ça va vite. Il faut que les citoyens comprennent, il y a plusieurs types de Pass. Il y a des Pass volumes, il y a des forfaits temps. Quand vous achetez un forfait temps, on vous dit ce forfait est valable pour un mois, il vous tiendra jusqu’à 30 jours.

Mais si vous prenez un forfait volume et vous suivez un film, en une heure le forfait est parti, parce que c’est le volume que vous avez acheté.

Et si vous achetez le volume, mais avec l’obligation que ça prenne un mois par exemple, vous ne pouvez pas suivre certains contenus, parce que ça réduit votre bande passante. Parce que ça doit vous prendre un mois.

Le plus souvent les gens ne lisent pas certaines écritures. Il faut que les citoyens aient la patience d’abord de lire les conditions particulières pour chaque produit, avant de souscrire au produit. Sinon, si vous souscrivez au produit sans connaître les conditions, vous serez surpris parfois. Et ce que nous, nous pouvons demander aux opérateurs, la seule obligation qu’ils ont, c’est d’afficher les prix et les conditions. Mais ils ne peuvent pas contraindre les citoyens à lire ces conditions avant de souscrire.

Je peux aussi vous dire que c’est vrai, il y a des difficultés. Parce qu’aujourd’hui, nous n’avons pas la fibre jusqu’à l’intérieur du pays. Donc, on a des problèmes de capacité.

Mais quand on regarde les coûts qui sont appliqués en fonction de la réalité, pour ce qui est par exemple de la téléphonie, nous avons le coût le plus faible.

Est-ce qu’on peut avoir une idée du  pourcentage du déploiement  de la fibre optique (Backbone) à ce jour sur l’étendue du territoire national?

Nous sommes à près de 90% du déploiement du réseau Backbone. Et nous sommes en train aujourd’hui de voir comment faire la mise en œuvre progressive, ne pas attendre que tout finisse, pour mettre en œuvre son utilisation. On met en exploitation les tronçons qui sont terminés. Ça  va permettre d’alléger les charges des opérateurs, les charges des consommateurs et améliorer substantiellement la qualité.

La SOTELGUI est en train de renaître de ses cendres, sous la nouvelle appellation de Guinée Télécom. Quelles sont les perspectives concernant le lancement de cette compagnie de téléphonie mobile dont l’état entend se désengager enfin?

En fait la SOTELGUI n’existe plus. C’est une entreprise qui a été dissoute. On a créé une nouvelle entité appelée Guinée Télécom. La vision de l’Etat qui est l’actionnaire unique pour le moment de Guinée Télécom, c’est de trouver un ou des partenaires, techniquement fiables et financièrement robustes.

Qu’en est-il du cas de Huawei qui était chargée de renouveler les équipements de la nouvelle société?

Huawei n’est pas intéressé par l’opération. C’est un fabricant d’équipements. Il ne fait pas d’opération. Les grands fabricants d’équipements ne sont pas intéressés par l’opération.

Donc, pour Guinée Télécom, on veut trouver des partenaires, ouvrir le capital. L’Etat restera minoritaire.

Parce que c’est un secteur hautement concurrentiel. Et ce que les gens ne comprennent pas, c’est que l’intérêt de l’Etat, c’est d’avoir des entreprises rentables qui progressent. Parce quand elles progressent, elles collectent la TVA, créent de l’emploi, payent les taxes et impôts. Donc, l’Etat a plus à gagner à avoir des entreprises robustes, qu’à être actionnaire d’une entreprise qui ne vaut absolument rien. Donc, notre vocation en tant qu’Etat, c’est de créer les conditions de création et d’épanouissement du secteur privé et c’est ce que nous allons faire.

C’est ce qui nous a motivés à ouvrir le capital de la GUILAB. L’Etat au départ était à 100%, aujourd’hui il détient 52,52%, et il va libérer 27,52% pour détenir 25% dans l’intérêt également de réduire ça, pour se retrouver peut-être avec 10%. Parce que ce qu’on cherche, c’est stimuler la concurrence. Et une fois la concurrence stimulée, les gens vont investir plus, parce que si vous n’investissez pas, vous perdez les clients. En investissant plus, vous créez beaucoup d’emplois directs et indirects. Non seulement, on a réglé le social lié à l’emploi, mais on a réglé des problèmes économiques liés à la collecte des impôts et taxes.

Est-ce que les anciens travailleurs ont bénéficié de règlements, dans le cadre de leur départ forcé?

Pour ce qui est de la SOTELGUI, tous les anciens travailleurs sont passés devant l’Inspection du travail, et ont signé le règlement. La partie sociale a été complètement réglée.

A présent, Monsieur le Ministre, dites-nous quelles sont les contraintes qui entourent l’avènement de la 4G dans notre pays ?

La 4G c’est une convention qui va lier l’Etat aux opérateurs. Il appartient aux opérateurs de venir demander la licence. Une fois cette demande est faite, l’Etat leur présente les conditions d’acquisition  de la licence, discute avec eux. Ce n’est pas de la dictature, l’Etat ne va pas leur dire forcement voici ce que vous faites. Une fois la discussion finie, il y aura la signature d’une convention, après l’opérateur déploie son infrastructure conformément à la législation relative au secteur des télécommunications.

Ce n’est pas à l’Etat de contraindre un opérateur d’installer ou de déployer son réseau 2G, 3G ou 4G. Ce n’est pas également à l’opérateur de venir prier l’Etat. Il exprime le besoin et discute avec l’Etat.

Ils s’entendent sur un document, y compris les cahiers de charges. Une fois cela est fini, il déploie son infrastructure et fait son business. Parce que c’est en faisant son business qu’il gagne, et l’Etat gagne. Sans business, il ne gagnera pas et l’Etat ne gagnera pas. Donc, il est de l’intérêt de nous acteurs publics que ceux-ci puissent travailler.

Il y a un véritable fantasme qui entoure la gestion  de l’Arpt, structure qui engrangerait d’énormes ressources financières. Qu’en est-il réellement M. le Ministre?

L’ARPT n’est pas une régie de recettes, ne collecte pas d’impôt, ni de taxes. Les impôts, les taxes sont versés directement au niveau de la direction nationale des impôts. C’est un régulateur. Les impôts et taxes ne passent même pas par les comptes de l’ARPT. Ce qui revient à l’ARPT de droit, ce sont les  redevances. Et la redevance c’est la contrepartie d’un travail fait. Parce que l’ARPT a des ingénieurs qui sont là, qui veillent si est-ce que la qualité ou ceci est respecté, et les fréquences qui sont mises à disposition. Le contrôle de l’utilisation est régi par un texte qui demande aux opérateurs de payer. Ça  revient à l’ARPT de droit. Et ça, ce ne sont pas des impôts ou des taxes, ce sont des redevances. Tout le reste est versé directement.

Quelle est la part de ressources générées  par le secteur des télécommunications pour le compte de l’Etat ?

Aujourd’hui, le secteur des télécoms est le deuxième pourvoyeur des recettes fiscales après les mines.

 Si on enlève les recettes conventionnelles des mines, le secteur des télécoms est le premier.

La société de téléphonie mobile Intercel a été finalement contrainte de mettre la clé sous le paillasson. Est-ce que les choses se sont déroulées dans les règles de l’art pour le retrait de sa licence?

Effectivement, j’ai retiré la licence de Intercel, après avoir requis l’autorisation du Premier ministre et informé le gouvernement. Parce qu’Intercel ne respectait aucune disposition de son cahier de charges, aucune disposition du cadre légal et règlementaire, et n’investissait plus. Elle était devenue une entreprise qui tirait les autres vers le bas. Elle devait de l’argent à l’Etat, aux autres opérateurs. Elle ne parvenait même pas à payer le salaire des travailleurs. La situation se dégradait. Malheureusement, on est arrivé à sa fermeture. C’est dommage de fermer une entreprise.

Qu’en est-il du volet social impliquant les travailleurs de l’entreprise ? 

Tous les travailleurs de Intercel ont été désintéressés, conformément à la loi. Tous ont eu leur droit.

Nous sommes au terme de cet entretien, avez-vous  Monsieur le Ministre un message particulier à l’attention de nos lecteurs ?

Le point que je vais ajouter, c’est que les gens n’apprécient pas ou qu’ils n’arrivent pas à voir, tout ce que nous faisons. Nous sommes obligés de prendre en compte la dimension humaine. Nous consommons des produits et services. La plupart de ces produits et services sont développés ailleurs par des jeunes qui sont de la même génération que nos jeunes guinéens. Nos jeunes devraient également participer à cette dynamique de production de contenus, de production d’applications.

Mais on ne va pas s’arrêter au niveau des slogans. Qu’est-ce que nous avons imaginé ? Que nous avons fait ? Que nous continuons à faire ?

Je m’en vais vous dire que nous installons au niveau de tous les établissements d’enseignement supérieur, professionnel, pré-universitaire, des centres informatiques polyvalents avec une source d’alimentation autonome, des panneaux solaires, des batteries et des onduleurs, une connexion internet pour permettre à nos élèves et étudiants d’avoir accès à cet espace de travail, pour avoir accès à l’internet, aux contenus en ligne, aux bibliothèques virtuelles. Parce qu’aujourd’hui, il est difficile d’avoir des bibliothèques physiques, ça coûte cher à l’acquisition, à la maintenance, alors que la quasi-totalité de ces livres se trouve sur le net, et c’est un projet que nous avons commencé depuis plus de 2 ans. Qui a évolué sur le terrain.

Nous en avons aujourd’hui installé dans 156 établissements à travers la Guinée. Et nous ne nous sommes pas limités là.

Nous avons également pensé aux organisations féminines, à travers les centres d’autonomisation et de promotion des femmes, pour permettre de concevoir des centres informatiques avec des petits logiciels de gestion, permettant aux femmes de moderniser leurs sites de production. Là, nous avons installé 10 qui sont opérationnels. Nous sommes en train de finaliser 13 autres pour faire 26 à travers toute l’étendue du territoire.

Donc ça, ce sont des actions pour nous, qui impactent directement les populations, nos jeunes et qui auront des résultats sur le court et le long terme.

Interview réalisée par Mamadou Dian Baldé et Sadjo in L'Indépendant

Conflit domanial à Wonkifond (Coyah): Menacé de mort, Moukarim n’entend pas baisser les bras

Le planteur et opérateur économique Guineo-libanais Joseph Moukarim est victime d’appropriation illégale de ses domaines par des individus dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah, notamment à Kofry, Katanta et Yelemengueya.

Depuis des années, un conflit domanial l’oppose à un certain Ibrahima Bérété. Ce dernier, sous l’appui de N’Famory Kourouma de la présidence continuerait ses travaux, nonobstant, les nombreuses batailles judiciaires perdues face à Moukarim.

Il faut rappeler, en 2013 M. Ibrahima Bérété aurait été trompé en achetant trois hectares dans les mains des coutumiers dans le domaine de M. Joseph Moukarim dont les titres fonciers faisant foi de sa propriété. A la suite de cette occupation illégale une plainte sera déposée auprès des autorités de Wonkifond pour le faire quitter des lieux. Suite à une réunion des autorités préfectorales de Wonkifond et communales de Coyah en présence de l’occupant, il a été confirmé à M. Bérété que la parcelle occupée fait partie de la plantation appartenant à la famille Moukarim depuis 1932. Ainsi le conseil préfectoral avait ordonné au sous-préfet d’alors M. Aly Bangoura qui avait signé l’acte de cession sans ce référé aux collectivités de Wonkifond d’annuler l’acte de cession établi en faveur de M. Bérété. Une décision qui sera appliqué le 12 mars 2015.

Mais comme si de rien était, Ibrahima Bérété continue d’occuper les lieux où il pratique actuellement une ferme avicole.

Outre, l’intéresser va s’adresser au président de la République, qui par la suite va instruire à son ministre Conseiller spécial Elhadj Mohamed Lamine Fofana de gérer l’affaire.

Pour sa part, Joseph Moukarim après plusieurs entretiens avec le ministre Conseiller Spécial, a adressé à son tour une lettre au chef de l’Etat, lui relatant la genèse de l’affaire. Sur la même lancée, le Guineo-libanais a profité de l’occasion pour informer qu’il est la proie d’un groupe de personne. « J’ai été victime d’agression physique suivie des menaces de mort », nous a-t-il confié.

Mais jusque-là, le président de la République n’aurait pas répondu à ce courrier nous déclare un proche de Moukarim.

Il faut souligner qu’après cette agression, en décembre 2016, un certain N’Famory Kourouma, travaillant à la présidence, à la tête d’un commando de bérets rouges et de gendarmes, aurait occupé illégalement le domaine, détruisant les plantations et les arbres fruitiers de cinquantenaires et la haie de bambou. Puis, en collaboration avec l’habitat de Coyah, l’intéressé aurait morcelé et vendu des terrains de Moukarim. Ainsi d’autres groupe à la tête, les sieurs Aboudou Soumah et Sekou Bangoura, feraient la même chose.

A noter que dans une décision judiciaire, il a été ordonné au sieur Ibrahima Bérété de libérer les lieux.

D’ailleurs le procureur général, près de la Cour d’appel de Conakry dans une réquisition autorise le Haut commandant de la gendarmerie a exécutée cette décision judiciaire. Mais, « il y a une lenteur d’exécution des décisions judiciaires », déplore Joseph Moukarim.

Mais cette fois-ci, il estime qu’après « la vacance judiciaire, à partir du mois de novembre on va relancer le dossier au niveau du Haut commandement de la gendarmerie nationale conformément à la décision judiciaire pour qu’on puisse aller déguerpir ceux qui sont installés illégalement dans mes domaines », a-t-il prévenu.

Il faut signaler que Joseph Moukarim est né en Guinée. Son grand père est arrivé en Guinée en 1915. En 1932, ce dernier se serait approprié des domaines Kofry, Kantanta et Yelemengueya, d’où l’appellation de ces zones, Moukarimya, dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah.

Affaire suivre…

Amadou et Sow Telico

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « promouvoir l’engagement socio-économique national de la diaspora guinéenne de la Belgique », le ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger en collaboration avec l’organisation internationale pour la migration (OIM) a lancé  officiellement ce vendredi, 22 février 2019, le site  ‘’diasporaguinee.gov.gn’’.

Dans sa communication, Aminata Camara, directrice nationale des guinéennes de l’étranger a déclaré que le site d’information diasporaguinee.gov.gn vise à accroître la visibilité, la communication et la diffusion d’information de la Direction des Guinéens de l’étranger (DGE) vers la diaspora Guinéenne.

Selon elle, la création de ce site s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des projets “appui au gouvernement de Guinée afin de mobiliser sa diaspora et renforcer le processus de développement du pays” et “promouvoir l’engagement socio-économique national de la diaspora Guinéenne de Belgique”. «  Il est financé par la direction générale de la coopération Belge au développement et l’OIM », déclare-t-elle. 

Plus loin, Mme Camara indique que ce site  permettra d’avoir une nette visibilité sur les activités aussi bien de la Direction des Guinéens de l’étranger que celle de la diaspora Guinéenne. « Il sera donc le portail officiel des Guinéens de l’étranger et contiendra des informations générales sur le pays, sur les besoins en ressources humaines (compétences), les projets et initiatives, les activités de la Direction des Guinéens de l’étranger ainsi que les conseils à l’investissement qui sont mis à la disposition des ressortissants Guinéens résidant à l’étranger », ajoute-t-elle.

Aminata Camara a enfin  remercié les  partenaires techniques et financiers  pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer en faveur de la Direction des Guinéens de l’étranger. « Je vous  rassure de mon engagement personnel et de  tous ses collaborateurs  celui de faire  de ce site une référence en faveur de la Diaspora », a-t-elle promis.

De son côté, Michael Asima, chargé des programmes, représentant à cette cérémonie de la patronne de l’OIM en Guinée a rappelé que la diaspora guinéenne est présente partout dans le monde et contribue de façon considérable au développement socioéconomique du pays à travers les transferts de compétences et de fonds.

Aboubacar Pastoria Camara

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