Cellou Dalein à Sidya Touré: "Nous avons besoin de renforcer notre unité"

Opposition

Parmi les invités de l'Union des forces républicaines à sa convention du 21 au 22 août 2015, il y avait le chef de file de l'opposition guinéenne, son ancien allié. Cellou Dalein a répondu présent et a appelé son grand-frère Sidya Touré à l'Unité pour un "changement et une alternance en 2015". Lisez l'intervention du président de l'UFDG à la convention de l'UFR.

"...je suis venu apporter le message de solidarité de l'UFDG à l'UFR...Souhaiter plein succès à votre congrès et bonne chance à votre candidat (cris et tonnerre d'applaudissements). Vous savez que mes relations avec le président de l'UFr ont commencé depuis 1996 lorsque je faisais partie de l'équipe gouvernementale qu'il avait l'honneur de diriger...

... Je dois avouer que M. Sidya Touré m'a fait énormément confiance (applaudissements)... Dans cette proximité technique, il m'a fait l'honneur de me désigner comme gouverneur de la Guinée à la Banque mondiale alors que je m'occupais pas d'un ministère économique.
...Nous avons ensemble organisé la lutte contre l'instauration dans notre pays d'une dictature. Dès avril 2011, on a créé dans son bureau ce qu'on a appelé le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition. Nous avons lutté ensemble, vous nous avez vu ensemble sur le capot d'une même voiture où on était en train de nous arroser de gaz lacrymogène et nous jeter des cailloux.

Et si nous avons pu limiter les dégâts, c'est grâce à ce combat que nous avons mené ensemble avec d'autres partis politiques ici présents. Nos militants ont été brutalisés, assassinés, emprisonnés arbitrairement. Nous avons continué ensemble la lutte. Et vous savez dans ce combat-là, ce n'est pas facile. Nous avons beaucoup subi parce que nous nous battions pour des valeurs partagées que M. Lamine Bâ (représentant de l'Internationale Libérale à ce congrès, ancien ministre sénégalais, ndlr), a rappelé Nous sommes tous des libéraux et nous avons été ensemble désignés l'année dernière comme vice-président de l'Internationale libérale en même temps que le président Alassane Ouattara parce que nous partagions des valeurs.

Et cela, on s'est rendu compte depuis le début. Lorsqu'il fallait faire le diagnostic de la crise que le pays traversait en 1996, nous avons la même lecture des problèmes auxquels notre pays est confronté. Je suis convaincu qu'il n'y aura pas de conflits dans la définition des bonnes politiques susceptibles de sortir notre pays de la misère et de la mauvaise gouvernance.

C'est cette proximité qui est importante que je tenais  à rappeler. Au plan idéologique, je suis sûr que cela soit au niveau des politiques et des stratégies sectorielles, que cela soit au niveau des mesures ou des réformes à identifier et à mettre en œuvre pour sortir la Guinée de la misère, pour instaurer l'Etat de droit, pour assurer une justice équitable à tous les fils du pays, pour garantir leur sécurité et engager la Guinée sur la voie du développement au profit de tous ses enfants, je sais qu'il n'y a pas de conflits. Nous avons élaboré les mêmes politiques fondées sur notre commune valeur libérale, au libéralisme social. Nous avons besoin de renforcer notre unité, notre alliance, je dis notre alliance qui n'existe pas encore pour la présidentielle.

Mais cette alliance a fait ses preuves  pendant les élections législatives malgré tout le dispositif mis en place par le gouvernement, les gouverneurs et les élus locaux, nous avons pu l'UFR et l'UFDG grâce à l'alliance nouée mettre en déroute l'équipe du rpg pendant les élections législatives à Conakry.

Le président Senghor (premier président sénégalais après l'indépendance, ndlr) disait en 1968 à Labé à la création de l'ORS, c'était un collégien qui était venu assister [Si nous devons aller de l'avant, nous devons taire ce qui nous divise et exalter ce qui nous unit]. Et je pense que nous voulons aller de l'avant, l'UFR et l'UFDG pour qu'il y ait l'alternance en 2015.

Parce que nous sommes conscients du danger que représente la réélection de M. Alpha Condé pour ce pays, les risques et les menaces qui pèseraient sur l'unité de la nation, sur le développement, sur le bien-être de nos populations. Cela doit être une priorité absolue par rapport à tout le reste. Il faut qu'il y ait l'alternance et le prix à payer, c'est l'unité.

Il faut qu'on s'engage résolument à être unis pour faire en sorte que comme a demandé Lamine Bâ qu'un libéral dirige le pays, qu'il mette en œuvre des politiques idoines pour chasser la misère, l'insécurité et la discrimination pour que nous instaurions l'Etat de droit, une justice, une démocratie véritable pas de parade. Nous sommes capables de travailler ensemble. On a donné la preuve de cette capacité. Je pense qu'il est extrêmement important que nous conjuguions nos efforts, que nous mettions ensemble nos intelligences et nos énergies pour qu'il y ait une alternance au profit des libéraux. C'est possible, c'est même évident. Si nous scellons l'unité qu'il faut, et je pense que nous allons dépasser les petites contradictions et aller dans cette direction pour que l'UFDG et 'UFDG constituent une force motrice du changement et de l'alternance".

Propos transcrits par Amadou Kendessa Diallo
+224 664 245 478
E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sign up via our free email subscription service to receive notifications when new information is available.
Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account