Malgré les médiations menées par la délégation gouvernementale, les femmes et jeunes de Gueckédou maintiennent leurs revendications. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration rendue publique ce jeudi à Gueckédou.
Dans cette déclaration, ils réclament le départ inconditionnel du préfet, Boukary Keita et de son secrétaire général. « Les femmes et les jeunes de Gueckédou resteront fermes jusqu’à la satisfaction de leurs revendications » insistent-ils.
Marc Yombouno, le ministre de l’Agriculture, chef de la délagtion gouvernementale, parle de son côté de « manipulations ». Selon lui, Sogbé Souadouno (vieille femme), la porte-parole des femmes, serait une femme « illettrée. Elle ne sait pas lire. Mais celle qui a lu a été manipulée». Le ministre dit ignorer « qui manipule qui ».
Le ministre de l’Agriculture a déclaré que « la paix est revenue à Gueckédou depuis 10 jours ». Comme pour répondre à Faya Millimono, qui a taxé ce jeudi certains membres de la délégation gouvernementale de « menteurs », Marc Yombouno a accusé aussi certains ressortissants de Gueckédou d’attiser la tension. « Les leaders de l’opposition sont venus pour réveiller la hache de guerre. Il n’y a pas de tension à Gueckédou. C’est une manipulation politique » a-t-il conclu.
Ce jeudi matin, nos confrères basés à Gueckédou ont indiqué que cette ville martyrisée par la rébellion de 2000 et les récents événements connaît une ambiance délétère. Les deux principaux groupes de l’opposition à savoir l’adp et le collectif, y séjournent dans cette localité. Les journalistes présents sur place avaient annoncé la présence des forces de l’ordre aux alentours de la résidence de Jean-Marc Telliano, récemment débarqué du gouvernement de Saïd Fofana.
« Il y a un important dispositif de sécurité qui empêche les entrées des citoyens pour nous rencontrer » a accusé ce matin, le fils du terroir, Faya Millimono. Avant de fustiger, « ce comportement antirépublicain » orchestré selon lui, par Alpha Condé et son gouvernement.
Pour un autre confrère, les forces de l’ordre composées essentiellement de gendarmes, ont empêché les militants et sympathisants de l’opposition d’accéder à la résidence du président du RDIG où logait la délégation de l’opposition conduite par le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.
Nous y reviendrons
Mohamed Sylla