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Tidiane Soumah est un manager culturel guinéen. Face au  cri de cœur du Bureau guinéen des droits d'auteurs -BGDA- suite à la piraterie des œuvres culturelles, le PDG de Tidiane World Music a déploré la souffrance du monde culturel en Guinée.

Dans le but de lutter contre la piraterie, le Collectif  de l’Association des Artistes Comédiens, Producteurs et Distributeurs, une conférence de presse  a été organisée le weed- kend dernier pour sensibiliser non seulement les acteurs mais aussi pour hausser le ton sur la pratique en Guinée.

Selon Tidiane Soumah, les pirates sont plus que les producteurs. "Le cout est plus élevé en cinéma qu’en musique", avance-t-il.

Pour lui, l’Etat doit assister les artistes comédiens en leur donnant de la subvention car "si on investit dans la musique et on n’est pas protégé, quel est l'opérateur économique qui peut avoir le courage d’investir dans le cinéma. La piraterie ça se passe matin et soir au vu et au su de l’autorité guinéenne", soupire-t-il.

Poursuivant son intervention, M.Soumah a dit aux uns aux autres que quelqu’un lui a vendu son produit piraté dans une station a Lambanyi, sis dans la commune de Ratoma.

Le producteur et manager culturel guinéen a lancé un appel aux hommes de la musique et à ceux du cinéma de se donner la main pour mettre fin à cette pratique qui appauvrit les artistes guinéens du jour au jour.

Aboubacar Pastoria Camara

 

Salif Comaporé est le propriétaire de la marque Salif C. C'est un créateur burkinabé résidant à Dakar, depuis de nombreuses années. Ce styliste est venu à Labé dans le cadre de la première édition du Festival des Arts et du Rire de Labé organisé par le comédien Mamadou Thug. Au cours de son séjour dans la capitale du Fouta Djallon, Salif Compaoré a accepté volontiers de nous accorder un entretien sur sa vie, sur ce qu'il fait et ce qu'il pense de la première édition du Festival des Arts et du Rire de Labé.

Qu'est-ce que vous faites concrètement en matière de mode?

Je suis créateur de mode et styliste de formation. Je fais  l'art vestimentaire. Je suis plus dans le vêtement. Je crée des tenues;  je fais la confection dans le dessin. A travers ça, j'arrive à faire mes collections, des défilés des modes. J'arrive aussi à habiller des personnalités un peu partout en Afrique et en Europe.

Comment cette idée vous est-elle venue?

Pour moi, ce n'était pas une idée mais je suis né avec. Mon père était un créateur;  ma mère, elle, tricote des habits de bébés en plus, elle fabrique des tissus appelés communément pagnes tissés du Burkina. Je suis dans la mode. J'apprenais à marcher pendant aussi que j'apprenais à pédaler. Mais j'ai perdu mon père quand j'avais cinq ans. Donc, du coup, je n'ai pas appris ce qu'il faisait. J'ai fait l'école (styliste, ndlr) au Burkina, en Côte d'Ivoire. J'ai travaillé avec des stylistes de la Martinique. J'ai fait aussi la formation à l'école du Stylisme de Dakar: ICCM -Institut de Coupe de Couture de Mode de Dakar.

Pourquoi évoluez-vous toujours à Dakar?

Dakar, parce qu'après ma formation à l'Institut de l'ICCM, après avoir présenté quelques défilés de mode, beaucoup de personnes se sont intéressées à ce que je fais. Quand je rentrais (au Burkina, ndlr) beaucoup de gens me rappelaient à Dakar. Donc, je misais beaucoup là-bas parce que c'est là que beaucoup de gens m'ont accueilli.  Mon travail fait plus de buzz là-bas, j'ai plus d'ouverture à Dakar. C'est ce qui a fait que je suis resté à Dakar.

Vous avez dit avoir habillé beaucoup de personnalités européennes et africaines. De ce fait, avez- vous assisté à des festivals en Afrique?

En Afrique, il y a déjà le Festival de la Mode Africaine qui m'a sélectionné en 2015 pour que je représente le Burkina au Festival de la Mode Africaine -FIMA. J'ai représenté le Burkina dans la catégorie défilé panafricain où il y avait plus de vingt jeunes qui étaient venus de plusieurs pays. C'est le festival que j'ai fait à Niamey. Si je parle du côté de l'Europe, il y a la France où l'Association des créateurs burkinabé de Paris m'a invité plusieurs fois pour la nuit du Faso Danfany à laquelle je me prépare déjà pour le mois de juin prochain. A part ça, au Sénégal, et dans plusieurs pays, je ne fais pas mal de prestations de mode aussi. Bien entendu au Burkina, il y a Ouaga Fashion Week, Folie de Mode, des événements de mode auxquels je suis toujours invité jusqu'à Abidjan en Côte d'Ivoire.

Comment avez-vous apprécié la mode en Guinée?

J'ai déjà beaucoup aimé le fait d'être en Guinée ici. On m'a bien accueilli. Donc, je remercie toute la population guinéenne pour l'accueil qu'elle m'a réservé. J'ai fait le défilé déjà à Conakry au Festival Manifest où j'ai rencontré pas mal de jeunes créateurs guinéens. J'ai vu le travail de tout un chacun. J'ai vu la créativité, j'ai eu également des conseils à leur donner. Pendant, la finition, je trouve qu'il y a du talent.

Je les ai conseillés de faire plus de l'International. Ils ont fait des créations qui étaient bien appréciées à Conakry mais ce n'est pas sûr qu'à l'International, elles puissent intéresser parce qu'il y avait des touches particulières en Guinée. Donc, j'ai fait des conseils et j'ai demandé à ce qu'ils (les créateurs de mode guinéens, ndlr) fassent plus de l'International surtout s'ils veulent faire du prêt-à-porter.

Le prêt-à-porter, si tu veux avoir quelqu'un comme Adama Dahico de porter ta tenue, il faut le convaincre sur le style. Mais, si c'est du traditionnel guinéen, ce n'est pas sûr que cela puisse intéresser sinon j'ai trouvé vraiment du talent. La mode guinéenne, c'est super avec le tissu de la Guinée.

Comment avez -vous connu Mamadou Thug, l'initiateur de ce Festival International des Arts et du Rire de Labé?

C'est au Festival Manifest qu'on s'est rencontrés. Il m'a invité depuis le Burkina pour que je puisse venir au Festival. On a fait les coulisses ensemble, on a présenté sur le même podium. J'ai aimé ce qu'il avait fait et ce que j'avais fait aussi. On s'est parlé, on a discuté. J'ai décidé d'annuler mon voyage depuis Conakry pour venir à Labé pour l'accompagner pour son Festival. Et là même je vais rentrer par la route parce que j'ai épuisé mon billet. J'ai voulu simplement venir l'accompagner en tant que frère africain et frère artiste de l'Afrique.

Comment avez-vous trouvé cette première édition du Festival des Arts et du rire de Labé?

J'ai bien aimé l'initiative du Festival. Mais comme vous le savez, pour la première édition, il y a toujours des choses à régler. Dans l'ensemble, c'est bien passé. Je trouve que cela se passe parce que cela n'est pas encore fini mais aussi j'ai eu des conseils à lui donner. Pour une première édition, que cela soit Mamadou Thug ou n'importe qui, ce n'est toujours pas facile. Mais je trouve que l'initiative est déjà bonne parce qu'on va découvrir des talents même à travers ce festival. Il y a plein de talents qu'on va dénicher . Il y a des gens qui vont s'inspirer et qui vont essayer de faire un truc pour aller de l'avant. Je trouve que c'est une belle initiative pour Mamadou Thug.

Décryptage Amadou Kendessa Diallo, depuis Labé pour lejourguinee.com

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La préfecture de Labé abrite la première édition du Festival des Arts et du Rire, initié par Soudou Daardja Prod avec l'appui des autorités administratives et locales. Les activités de ce grand rendez-vous culturel ont démarré le  28 avril 2016, sous le parrainage de l'humoriste ivoirien, Adama Dahico.

Elles ont débuté par un carnaval géant parti de Safatou en passant par l'hôpital régional, le collège Hogo Bouro, le stade Saifoulaye Diallo avant de se terminer à la devanture du gouvernorat de la région. Partout où le carnaval est passé, Mamadou Thug, Adama Dahico et les autres artistes invités à ce festival ont attiré du monde.

Mamadou Thug, Dahico, le styliste burkinabé, Salifou Compaoré,  et leurs compagnies ont été accueillis par le gouverneur Sadou Keita et ses adjoints. Ils ont conjointement animé une conférence de presse au cours de laquelle M. Keita s'est dit réjoui de la tenue de ce festival dans sa juridiction administrative. Au nom des autorités de sa région, le gouverneur  a souhaité la "cordiale bienvenue et un bon séjour à Labé" aux artistes venus pour le Festival des Arts et du Rire -FAR.  Sadou Keita a aussi remercié l'Association initiatrice de cette activité intitulée  le "Festival International du rire".

A cet effet, dira la première autorité de la région: "je voudrai souhaiter particulièrement la bienvenue à notre cher frère Dahico. Il est un artiste au-delà de l'Afrique. C'est aussi un artiste d'autres continents tellement il fait rire et en faisant rire, il dit la vérité et soulève des questions de développement. Qu'est-ce qui a manqué à notre pays, c'est le rire. Maintenant parce qu'on banalise, le rire fait partie de notre culture, de notre civilisation d'ailleurs. C'est maintenant on a cessé de rire et on meurt vite. Le rire nous permet de nous rapprocher, de nous  égayer, d'ouvrir notre esprit. (...)Et Labé s'appelle Bhoundou Ghandhal la source de la culture".

Toujours, dans son intervention, Sadou Keita a mis l'accent sur l'importance et le rôle du rire dans la société africaine.  Selon lui,  le rire doit faire partie de la culture guinéenne pour éviter les suspicions, l'ethnie entrisme et la division.

L'initiateur du projet, Mamadou Thug, a félicité les autorités de Labé pour leur disponibilité, les artistes pour leur déplacement avant de dire que son objectif comme tout comédien c'est la sensibilisation, la formation et le spectacle.

Adama Dahico, à son tour, a remercié son ''jeune frère'' Thug et la Guinée. ''J'ai  accepté de venir en Guinée pour  accompagner cette dynamique. Aujourd'hui, l'humour est un art  de divertissement , mais c'est aussi un art de communication, donc, un vecteur de développement. Je suis Ivoirien. Je suis la situation guinéenne. Si la Guinée avait introduit le rire dans sa culture, elle n'aurait pas eu de suspicions'', a souligné l'humoriste ivoirien.

Hier, vendredi, il y a la prestation de tous les artistes et comédiens dans un hôtel de la place en présence du préfet, Commandant Mamadou Lamarana Diallo

Amadou Kendessa Diallo, depuis Labé pour lejourguinee

 

En collaboration avec l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF), le Gouvernement vient de donner le coup d’envoi de la deuxième édition du Salon de l’emploi et de l’entrepreneuriat guinéen à Paris « Talents Guinée 2016 » dans l’enceinte de la Mairie du 20e arrondissement de la capitale française.

 Prenant la parole en premier, Ibrahima Tanou Sow, Président de l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF), a relevé que l’organisation de ce salon découlait d’un certain nombre de constats parmi lesquels : le besoin en compétences particulières difficilement disponibles sur le marché de l’emploi local pour certaines entreprises ; ou encore l’envie et la volonté des guinéens de la diaspora de participer à leur tour au développement de notre nation en s’installant en Guinée.

 Et pour y répondre, la mise en œuvre de cette plateforme constituait une évidence. C’est ainsi qu’avec l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE), des partenariats ont été noués pour le succès que l’on sait après la première édition.

 A cet effet, le Directeur Général de l’AGUIPE, Sékouba Mara, dans son propos dira qu’en sa qualité de service public de l’emploi, la structure dont il a la charge se veut demeurer qualitativement aux côtés des guinéens pour leur apporter les services relevant de sa mission, à travers une politique dont le but principal est d’infléchir l’écart entre le niveau de la population active et le niveau de l’emploi. Une mission qui est portée par le Gouvernement tout entier comme le rappelle souvent le Président de la République, Chef de l’Etat, Alpha Condé.

 A l’entame de son propos, Damantang Albert Camara a tout d’abord salué l’initiative et remercié chaleureusement le secteur privé qui a fait le déplacement sur Paris démontrant ainsi sa volonté de réunir toutes les ressources nécessaires à la relance des activités économiques en Guinée. Ces entreprises citoyennes et responsables qui ont décidé de miser sur les compétences guinéennes où qu’elles se trouvent pour répondre aux exigences du développement de leur activité.

 Plus loin, le Ministre en charge de l’Emploi dira que c’est grâce à cette prise de conscience que les entreprises ont participé à la conception d’une politique de promotion du contenu local et que certaines d’entre elles accompagnent l’éclosion de start-up à travers divers initiatives. A titre d’exemples, depuis 2012 il y a eu plus de 20 000 création d’entreprises individuelles en Guinée. Ce qui, dira-t-il, confirme la tendance des guinéens à vouloir créer leur propre emploi.

Dans son intervention, le Ministre Damantang A. Camara martèlera que ce soit avec l’Association des Jeunes Guinéens de France, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration ou tout autre organisation, le Gouvernement continuera à nouer les partenariats nécessaires à l’accompagnement des demandeurs d’emploi de la diaspora.

 Avant de terminer, le Ministre en charge de l’Emploi a répété sa détermination à faire de ce salon une source de contacts, de contrats, d’idées et de projets qui viendront animer la dynamique d’une économie résolument tournée vers le développement durable et l’amorce de l’émergence.

Cellule de communication du Gouvernement

 

 

A l'occasion de la journée internationale des télécommunications, la Guinée a lancé la semaine numérique en présence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile,  Almamy Kabèlè Camara. La cérémonie s'est déroulée,  ce 17 mai 2016, dans la salle des fêtes de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry -UGANC.

Faut-il noter que la semaine numérique est une initiative portée vers l’innovation. Ce qui, d'ailleurs, a poussé de nombreux étudiants, travailleurs du secteur privé à venir assister pour suivre les activités.

Durant cette période, il y aura des conférences, des ateliers et des  présentations des prototypes numériques (Hackathon, Gamecamp et Hour of code+ Innovation day). L'objectif vise à familiariser les jeunes aux outils numériques indispensables en ce 21e siècle, à vulgariser les TIC mais aussi les techniques de création et d’accompagnement des jeunes vers la création des entreprises numériques pour un développement harmonieux de l’économie numérique en Guinée.

Moustapha Mamy Diaby est le ministre des Postes et Télécommunications. Pour lui,  la célébration de la semaine numérique consiste à promouvoir l’économie numérique, des TCI dont l’aboutissement sera la création d’un véritable environnement de développement et d’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Par ailleurs, Almamy Kabèlè Camara a déclaré que le Gouvernement a placé l’économie numérique au cœur de ses préoccupations, comme catalyseur pour booster les autres domaines de l’administration. Selon lui, les TCI permettent, aujourd'hui, de sécuriser l’écosystème en vue de faciliter les transactions, lutter contre la trafic numérique, contre la cyber criminalité.

Amadou Kendessa Diallo

 

Dans un communiqué consacré à la situation économique des pays d’Afrique centrale, le FMI s’est  récemment inquiété de la forte progression de l’endettement des pays de la zone faisant notamment référence aux emprunts massifs réalisés par le Cameroun et le Gabon. Afin d’avoir une vision élargie de l’évolution de l’endettement sur le continent, nous avons mesuré la progression de l’endettement des pays d’Afrique subsaharienne entre 2010 et 2016. De notre étude, il résulte que la dette publique a quasiment progressée dans tous les pays subsahariens, parfois dans des proportions inquiétantes pour certains d’entre eux.

340% de dettes supplémentaires pour le Cameroun et la Zambie

Parmi les pays où la dette a littéralement explosé en Afrique entre 2010 et 2016, on compte dans l’ordre le Cameroun et la Zambie (+340% en 6 ans), le Congo (+337%), le Gabon (+226%) et le Mozambique (+201%). Dans ce groupe presque tous les pays ont fait progresser leur endettement dans ces proportions en préférant des émissions obligataires sur les marchés financiers (y compris en occident) aux prêts concessionnels souscrits auprès de leurs bailleurs de fonds habituels souvent plus contraignants.

Ces pays ne sont cependant pas des cas isolés sur le continent. Bien que s’étant accru edans des proportions plus faibles, la dette de plusieurs autres pays du continent a plus que doublé en l’espace de 6 ans. C’est notamment le cas de la dette publique du Niger (+179%), du Rwanda (+169%), de la Namibie (+157%), du Ghana (+152%) ou encore du Libéria (+142%).

Si l’Afrique du Sud reste de très loin le pays le plus endetté de continent avec une dette qui atteindra 103 894 milliards FCFA (158 milliards d’euros) en 2016, sa dette n’aura progressé que 69% depuis 2010 ce qui comparé au Cameroun ou Gabon est somme toute une modeste progression. Première puissance du continent, le Nigéria a vu sa dette progressée de 85% mais son niveau (16 705 milliards FCFA soit 25 milliards FCFA) demeure relativement maitrisé au regard du niveau économique du pays.

La dette en baisse de 23% en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau

6 pays d’Afrique subsaharienne ont connu un recul de leur dette publique entre 2010 et 2016. Dans ces pays sortant pour la plupart de conflits armés, la baisse de l’endettement public résulte souvent directement de programmes de réduction et d’effacement de la dette initiés par l’occident.

Ainsi la Guinée a-t-elle vu son endettement baissé de 44%, la Centrafrique (-31%), les Comores (-31%). La Côte d’Ivoire quant à elle s’est désendettée de 23% profitant de l’effet conjugué des réductions  de  sa dette à l’issue du conflit de 2010 et d’une gestion rigoureuse des finances publiques.

Enfin en Guinée Bissau la dette a reculé de 22% et s’établit désormais à 216 milliards FCFA (329 millions d’euros) tandis que la dette de la République démocratique du Congo a reculé de 5% pour s’établir à 2 819 milliards FCFA (4 milliards d’euros).

 Avec mays-mouissi.com

En prélude à la fête internationale de la Femme, l'ong ''Entreprendre Ensemble'', dont le but est l'autonomisation et la promotion de la femme et de la jeune fille, a organisé une table ronde sur l'éducation ce 2 mars 2016 à la Bluezone de Kaloum.

Cette table ronde, animée par la présidente de ladite Ong Maïmouna Diakhaby, entourée d'enseignants et le responsable des volontaires au PNUD était axée sur la santé, l'éducation, le sport et la vie publique.

Ce projet portant sur l'autonomisation des femmes sera lancé le 7 mars prochain à la Bluezone en présence des autorités et des personnalités. 

Objectif, réfléchir sur l’avenir  de la Guinéenne et de son éducation. Une semaine durant, Entreprendre Ensemble va animer des tables rondes sur l'avenir de la femme et de son éducation.

La présidente de l'ONG, Maïmouna Diakhaby  souligne que la femme est le baromètre de la société. De ce fait, estime-t-elle, ''son éducation permettra à la société d'être bien éduquée'', car poursuit-t-elle, Madame Diakhaby "Tant que la femme restera courbée, c’est l’avenir de notre pays qui est compromis".

Le vice recteur de l'université Koffi Annan, le Dr Ibrahima Moréah Conté, a indiqué que ''la scolarisation de la jeune femme est un passage obligatoire".

Le représentant du PNUD et le directeur national adjoint du sport, respectivement Hassane Idé et Lancinet Kabassan Keita, ont dénoncé le poids culturel et la tradition. Deux choses, selon eux, qui empêchent l'autonomisation de la femme.

L'aspect culturel est vu comme un frein à son épanouissement, soutiennent-ils.

M. Kabassan Kéita dira que "la femme est le baromètre de la société. De ce fait, chaque société qui éduque ses femmes, réussit". Pour lui, il faut promouvoir les femmes modèles comme il existe en Guinée afin d'encourager la jeune génération à les imiter.

De son côté, Hassan Idé du PNUD dira, à son tour que "si l'Afrique est une école, la Guinée est une université". Cependant, il a noté, de passage, la dégringolade du niveau de l'éducation en Guinée en particulier et en Afrique en général.

Par ailleurs, les conférenciers ont défini l'abandon scolaire des jeunes filles comme un élément causé entre autres par des difficultés économiques, les grossesses précoces ou encore l'acharnement sexuel.

Malgré toutes ces difficultés, la présidente de l'Ong garde espoir  avec l'appui du gouvernement et des partenaires. Comme pour dire ''quand la femme veut, elle peut''.

Amadou Kendessa Diallo

 

La compagnie Rusal-CBK a fait don, le  24 février 2016 dernier, au cours d’une cérémonie officielle, de fournitures scolaires et didactiques aux sous-préfectures de Mambia et de Friguiabé dans la préfecture de Kindia, située à 135 Km de Conakry.

La cérémonie a connu la présence des autorités locales, du corps enseignants et du député uninominal de Kindia. Le premier don de manuels scolaires est destiné aux différentes écoles de la localité. A ce niveau Rusal-CBK a mis tout à la disposition des élèves et des enseignants encadreurs pour donner une formation de qualité aux élèves bénéficiaires.

Le second don concerne les sous-préfectures de Mambia et Frigbiagbé, il s’agit des équipements informatiques et bureautique. Dans son discours d’ouverture, le sous-préfet de Mambia, Labilé 2 Loua a remercié la compagnie Rusal pour ce geste, avant de promettre la répartition équitable du matériel aux ayant-droits composés d’enseignants et des services sous-préfectoraux.

« C’est devenu une bonne habitude, chaque année, la compagnie Rusal-CBK nous dote en fournitures scolaires. Au nom des bénéficiaires, je vous dis grand merci », a-t-il rappelé.

Pour sa part, La directrice des ressources humaines de Rusal, Elena Gorshkova a d’abord remercié les responsables locaux pour l’accueil qui a été réservé à la délégation, tout en rappelant que depuis 15 ans, Rusal contribue au développement du système éducatif des sous préfectures de Mambia et de Friguiabe :

« Je voudrais vous faire remarquer que nous nous trouvons devant le lycée construit par Rusal-CBK, dont nous allons finir la construction des 12 classes en cette année 2016 », a promis Mme Gorshkova.

En outre, la Directrice des ressources humaines de Rusal a souligné que dans le cadre du soutien accordé à la République de Guinée, sa compagnie a envoyé 100 étudiants poursuivre leurs études universitaires à la Fédération de Russie.

« Comme le sous-préfet a déjà mentionné, nous avons beaucoup contribué dans le développement local. Un autre exemple peut être la construction du centre d’épidémiologie, de microbiologie et soins médicaux qui est construit à l’institut de Pastoria. Les dépenses pour la construction de ce centre s’élèvent à plus de 10 mille dollars », a-t-elle déclaré.

De son côté, le député uninominal de Kindia, Demba Fadiga, a exhorté les élèves à prendre du courage, car, selon lui, ils constituent « la relève de demain ». « Prenez les études au sérieux car au bout de l’effort, il y a toujours une bonne récompense. Vous êtes les futurs cadres de ce pays, il vous appartiendra de conduire haut le flambeau que vos prédécesseurs (vos frères) ont hissé, mais pas peut-être au niveau où vous souhaitez », a-t-il souhaité.

Fanta Bah

 

C'est une nouvelle mesure que les autorités éducatives guinéennes viennent de prendre en ce qui concerne les candidatures libres aux examens nationaux session 2016. De quoi s'agit-il?

"Le Service National des Examens, Contrôle Scolaire et de l'Orientation) porte à la connaissance des postulants à la candidature libre aux examens nationaux session 2016, que la date limite de dépôt des dossiers est fixée au 29 février 2016", annoncé le Département ce 8 février via un communiqué dont notre rédaction détient une copie.

La même source rapporte que "passé ce délai, aucune demande ne sera acceptée sur l'étendue du territoire national et, cela, quelles que soient les raisons".

"En conséquence, les IRE, les DPE/DCE et les chefs d'établissement sont chargés de procéder à une large diffusion des présentes dispositions", explique-t-on.

Amadou Kendessa Diallo

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L'annonce a été faite par le Président de la République en marge de la célébration de son retour de ses 25 ans d'exil.  Il a dit à qui veut l'entendre que ''l'impunité est terminée''. Allusion faite à présumé détournement des fonds au ministère de l'enseignement pré-universitaire et de l'alphabétisation.

Les examens scolaires arrivent à grand pas. Cette année, ils débuteront à partir du 20 juin. A l'occasion de la célébration de l'an 25 de son retour d'exil, le Président Alpha Condé, a indiqué que le budget des examens a été revu à la baisse contrairement aux années antérieures. Selon le Chef de l'Etat, il y a une réduction de 60%.

C'est le président de la République dans tous ses états qui était au siège du RPG, le parti au pouvoir. Au-delà des sujets brûlants de l'actualité, il a évoqué le budget des examens nationaux. A cet effet, Alpha Condé a fait une révélation qui risque de ternir l'image du ministre de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Alphabétisation.

"L’année dernière, on a dépensé plus de 70 milliards pour les examens. Les gens trichaient. J’ai envoyé l’inspection d’Etat.  On a économisé 40 milliards ! Ce n’est pas fini. Partout où on a dit avoir construit les écoles,  On va aussi vérifier si les écoles sont construites ou pas. Désormais l’impunité c’est fini", martèle Alpha Condé.

Si cette affirmation du premier responsable du pays s'avère, ce serait  un coup de pied dans le plat du ministre de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Alphabétisation, Dr Ibrahima Kourouma et de ses acolytes.

La question qui se pose est de savoir comment les services de son Département sauront-ils justifier cet excédant des examens de 2015.

En attendant, c'est le silence du côté du Département mis en cause.

Mamadi Touré

 

 

 

Face à l'insécurité galopante, les autorités en charge du secteur de la sécurité tentent d'apporter une solution afin de réduire le phénomène. Le gouvernement guinéen avec l'appui du Département d'Etat américain et de l'Union européenne est à pied d'œuvre pour matérialiser la mise en place d'une police de proximité.

 Vendredi, le ministre de la Sécurité et de la protection civile accompagné du directeur national de la police et de nombreux commissaires a conjointement animé une conférence de presse autour de ce thème d'actualité avec le représentant de l'Union européenne, Sébastien Tocard et Jacques BES, de Civipol.

Cette idée de créer une police de proximité résulte d'une évaluation et d'un diagnostic de la police nationale qui ont permis de déceler tous les dysfonctionnements constatés au sein de cette corporation. C'est ainsi, indique le ministre Abdoul Kabélé CAMARA, il y a eu une nouvelle approche qui consiste à rapprocher la police de la population par des meilleurs dispositifs de sécurité.

Il ajoute ensuite que cette "réforme de la police avec le soutien du département américain" vise à renforcer la sécurité intérieure par la déconcentration des services.

"La future mise en place des conseils locaux sera une nouvelle étape dans le rapprochement entre les populations et les forces de sécurité", explique le ministre Camara. Qui rassure par la suite qu''il y aura le déploiement des policiers dans les écoles pour la sensibilisation et la lutte contre la délinquance et la criminalité et l'apprentissage de la citoyenneté.  A en croire le ministre, cette réforme au sein des forces de sécurité consiste à "lutter contre [le développement] des stéréotypes  par les jeunes contre les policiers".

De son côté, le représentant de l'Union européenne, Sébastien Tocard, s'est réjoui d'être un partenaire de ce département. Selon lui, l'UE plébiscite cet appui d'une enveloppe de 25 millions d'euro. Il a aussi cité certains acquis de cette coopération notamment la formation de 700 policiers, de 231 sapeurs pompiers, la rénovation de certains commissariats, la formation et l'équipement de trois groupes de gardes forestiers et la dépollution à Kindia.

 Jacques BES, de Civipol, a évoqué parmi les acquis entre autres le renforcement des capacités des fonctionnaires du ministère de la sécurité, la réhabilitation des commissariats de Ratoma et Matam et N'Zérékoré, la dotation de la police en matériels bureautiques, des équipements de protection, l'acquisition de matériels de secours, etc.

Par ailleurs, Mme Agathe Lélé, conseillère technique police de l’Association COGINTA, a indiqué que sa structure soutient des actions de prévention de délinquance. "Nous apportons des conseils via les formations, le renforcement des capacités de l'école nationale de la police, de la gouvernance civile et la sécurité dans les communes de Kaloum et de Dixinn", a-t-elle dit.

Amadou Kendessa Diallo

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L'inauguration de la mosquée de Timbo, ce vendredi 27 mai 2016, a tourné au vinaigre. Tout a été chamboulé par une "grosse bousculade" ayant abouti à un cas probable de mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.

C'est à l'heure de la prière que "des accrochages entre les forces de maintien d’ordre et des militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée -UFDG- ont  été signalés ce vendredi à l’occasion de l’inauguration de la grande mosquée de Timbo", affirme guineenews.

On rapprote que ces accrochages sont dus au fait que la délégation du chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, ait été empêchée d'accéder à la sainte mosquée.

"C’est alors que les jets de pierres ont commencé à jaillir de l’intérieur", rapporte notre confrère qui indique que les forces de sécurité ensuite ont "utilisé des gaz lacrymogènes contre les jets de pierres" provoquant un tohu-bohu général.

Si le bilan actuel est d'un mort (probable), note guineenews, "toutefois, il faudra craindre dans les heures qui suivent, une évolution de ce bilan provisoire".

La délégation gouvernementale est conduite à l'inauguration de cette mosquée par le Chef du gouvernement Mamady Youla accompagné de Bah Ousmane,  ministre conseiller à la présidence, et d'autres.

Fanta Bah

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