La GéCi constate avec regret, la pression inique et insupportable exercée ...

La GéCi constate avec regret, la pression inique et insupportable exercée par certains patrons de presse et les pouvoirs publics sur les journalistes des radios privées et de la RTG.

 

Cette situation choquante et inacceptable devrait inciter les uns à la raison, et les autres à la mobilisation, car après Chérie FM, Espace FM et Planète FM, il reste certain que d’autres stations et organes de presse suivront immanquablement, si rien n’est fait pour arrêter cette spirale infernale.

Au sortir de la période de formatage des esprits avec un parti unique, une seule radio, une seule télévision et un seul journal, les Guinéens ont ressenti la libéralisation des ondes et l’avènement du multipartisme intégral comme la fin de l’obscurantisme et une bouffée d’oxygène salutaire.

Aussi, la GéCi se montre solidaire de ces jeunes journalistes courageux et compétents, qui devraient faire corps comme un seul homme, même s’ils n’appartiennent pas à la même maison.

Face à la pression continue de la Présidente du CNC qui ferait mieux d’ouvrir les vannes de la RTG à l’opposition, et celle conjuguée des autorités en place, la proposition de la GéCi serait de faire un block-out total de 48 heures minimum sur toutes les ondes et la non parution des journaux hebdomadaires durant la même semaine.

L’opinion se rendrait compte très vite que c’est grâce aux médias privés et une RTG libérée, que nous pourrions avoir une meilleure visibilité/lisibilité de la situation sociopolitique et économique de notre pays, même s’il reste beaucoup à faire au niveau de l’analyse de l’information, la qualité de certaines émissions et la nécessité d’avoir une école de journalisme.

Cette initiative collégiale pourrait aller jusqu’à inviter le PRG à organiser sa 1ère conférence de presse avec les médias locaux, deux ans après son accession à la magistrature suprême.

La démocratie est un long exercice d’apprentissage qui pourrait donner l’occasion à cette génération majoritaire des années 80 de relever le défi du respect des libertés individuelles et collectives, à l’heure des nouvelles technologies de l’information, où il devient impossible de bâillonner la liberté d’expression et de conscience.

 

                                                                                                 Paris, le 18 décembre 2012

                                                                                                                         Le Président

                                                                                                               Fodé Mohamed Soumah