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A l'occasion de la journée mondiale de la Tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines, ce samedi 6 février, de nombreuses manifestations ont lieu à travers le monde.  Le thème retenu cette année par les Nations-Unies en accord avec le Comité Inter Africain (CI-AF) et les autres organismes de lutte contre les mutilations génitales féminines est :

«Réaliser les nouveaux Objectifs de développement durable en éliminant les mutilations génitales féminines d'ici à 2030»

L'ONU invite tous les États, les organismes des Nations Unies, la société civile et toutes les personnes concernées à célébrer la Journée Internationale de la Tolérance Zéro à l'égard des Mutilations Génitales Féminines, le 6 Février et de consacrer  cette journée à  promouvoir les actions de luttes contre ce fléau.

Mutilation Génitale Féminine  (MGF) et santé de la femme

La mutilation génitale féminine consiste en l'ablation partielle ou totale de l'appareil génital sans raison thérapeutique. Les conséquences sur le plan de la santé sont néfastes pour les femmes: formation d'abcès, règles douloureuses, accouchement difficiles, risque d´épisiotomie soit de déchirure du vagin durant la délivrance, infection de l'appareil génital, stérilité, fistules, etc....

La mutilation provoque en outre de graves problèmes psychiques. Nombreux sont les témoignages de femmes qui ont le courage d'exprimer de vive voix  les maux dont elles souffrent en silence suite à une excision mal faite. Les souffrances qu'engendrent les mutilations génitales féminines ont un impact sur le développement des pays concernés, comme l'affirme le secrétaire général des Nations- Unies.

«L'une des cibles associées aux objectifs de développement durable porte spécifiquement sur l'élimination de la mutilation génitale féminine. Quand cette pratique sera totalement abandonnée, des effets bénéfiques se feront sentir à l'échelle des sociétés, les femmes et les filles reprenant possession de leur santé, de leurs droits et de leur énorme potentiel. » - Ban Ki-moon, Secrétaire générale de l'ONU.

La mutilation génitale féminine et la religion

C'est une pratique qui repose sur un socle de conventions sociales qui aujourd'hui n'ont plus leur raison d'être et sur des convictions religieuses erronées.

Au Sénégal 17% des femmes pensent que l'excision est une recommandation de l'islam selon l'enquête démographique et de santé à indicateurs multiples (EDS-MICS).

La participation de dignitaires religieux d'obédience islamique aux campagnes de sensibilisation constitue un atout de taille dans l'éradication des mutilations génitales féminines. Les leaders religieux affirment dans leur grande majorité que les mutilations génitales féminines n'ont rien à voir avec la religion. Ce sont de simples traditions qui se sont perpétuées. Elles sont fortement ancrées dans les mentalités de certains groupes ethniques en Afrique. Au fil du temps ces traditions ont été assimilées à la religion.

Or, rien ni dans le Coran, ni dans la Bible, ni dans la Thora n'oblige la femme à être excisée.

Les Mutilations génitales Féminines au Moyen-Orient et en Asie

La mutilation génitale est une atteinte à l'intégrité de la femme aussi bien physique que mentale, C'est un problème universel qui touche tous les pays aussi bien en Europe qu'en Afrique, en Amérique du Nord, qu'en Asie et au Moyen-Orient.

La médicalisation de l'excision est également un obstacle à l'abandon des mutilations.

En Indonésie, le plus grand pays musulman avec 240 millions d'habitants, le voile sur le tabou des mutilations génitales vient d'être levé. Il en est de même dans les régions curdes de l'Iraq et de l'Iran. Selon les organisations non gouvernementales, 70% des femmes curdes de ces deux pays seraient excisées et dans les régions de Slemani, le taux atteint 65% selon WADI, une ong allemande, soit dans la partie nord-ouest de l'Iran, en particulier dans les régions de Mokrayan et Baban. L'excision serait  pratiquée dans cette région par toutes les couches sociales.

En 2014, l'Etat islamique a ordonné l'excision de toutes les femmes de la région de Mossoul, âgées entre 11 ans et 46 ans. Cette « fatwa » touche environ 4 millions de femmes à qui l'on a imposé un rite auquel elles n'adhèrent peut-être pas.

Une baisse du taux de prévalence en Afrique 

Le taux de femmes excisées est passé de 140 à 120 millions. On constate en Afrique subsaharienne un recul de la prévalence dans les 29 pays concernés et en même temps un abaissement de l'âge à laquelle l'excision est pratiquée. Ainsi, au Burkina-Faso le taux est tombé de 70% à 28%,  au Sénégal de 26% à 24% et au Bénin de 17% à 12%. Selon des statistiques tirées des enquêtes démographiques de santé de 2005 et 2010, au Sénégal,  la proportion des fillettes susceptibles d'être excisées a considérablement baissé.

Il existe cependant des poches de résistance. En tête de ce triste palmarès viennent les pays de la Corne de l'Afrique: La Somalie 98%), l'Erythrée (96%), Djibouti (93%), L'Ethiopie (91%) ainsi que l'Egypte (89%) pour l'Afrique du nord.

En Afrique de l'ouest: en Guinée, au Mali, en Sierra-Leone et en Mauritanie les taux de prévalence oscillent  entre 95% et 85%. Dans certains pays, il arrive que les nourrissons de moins d'un an représentent jusqu'à la moitié des cas d'excision, ainsi en Erythrée où le taux de bébés filles excisées atteint  44%  et 29 % au Mali, par exemple. 

Bien que 24 des 29 pays concernés aient  voté des lois, leur application n'est pas toujours respectée. Ce délit est une violation flagrante des droits humains.

Tous les pays  africains sont unanimes pour mettre fin aux mutilations génitales féminines,  une pratique discriminatoire envers les filles et les femmes. La Gambie a voté le 28 décembre 2015 une loi pour éradiquer complètement l'excision et le Nigéria en a fait de même en 2014.Le Kenya et la Somalie ont promulgué des lois en 2012 afin d'enrayer cette coutume ancestrale.

L'expérience montre que voter une loi ne signifie pas forcément un changement des mentalités, mais cela facilite le travail de tous ceux et celles qui depuis des décennies s'engagent pour éliminer un tel fléau sur le continent africain. En outre, une loi encourage les parents qui souhaitent renoncer à faire exciser leurs filles.

L'Allemagne et les mutilations génitales féminines

L'Allemagne a voté au mois de juillet 2013 une loi pour interdire les mutilations génitales féminines (Art 226a StGB). Article 226 du code Pénal. En Allemagne, on estime que 4000 fillettes  seraient menacées de mutilations génitales féminines et 20 000 femmes seraient déjà excisées.

L'arrivée massive d'un million de réfugiés dont une forte proportion de femmes des pays de la Corne de l'Afrique à haute prévalence comme l'Erythrée, la Somalie et l'Ethiopie soulève un problème qui jusqu'ici était avait été passé sous silence. Quel est le taux de femmes excisées parmi les femmes réfugiées? Combien de femmes enceintes y a-t-il qui ont eu à subir une césarienne lors de leur accouchement ? Quels sont les problèmes qui affectent les femmes réfugiées excisées venues depuis peu en Allemagne?

Des questions sans réponse qui s'ajoutent aux nombreux problèmes que constitue l'arrivée des femmes réfugiées, mais qui bénéficient d'une aide considérable de la part des organisations féminines.

Nous ne  connaissons que le nombre de femmes qui s'adressent directement aux organisations féminines d'entraide, ce qui  ne permet pas de donner un chiffre exact. Grâce au réseau d'organisations féminines qui fonctionnent bien, il est possible de soulager la souffrance des femmes réfugiées en les orientant vers des centres spécialisés.

Jusqu'à tout récemment les réfugiés étaient considérés comme un groupe homogène de jeunes gens d'origine arabe. La dimension genre n'avait pas été prise en compte.

Au mois de janvier  l'académie «Helene Weber» en collaboration avec le ministère  fédéral de la famille a organisé à Berlin, une conférence afin d'identifier les problèmes qui affectent les femmes réfugiées. La plupart des gynécologues et sages-femmes se trouvent pour la première fois confrontés aux problèmes épineux de l'infibulation pharaonique, la forme la plus sévère d'excision, dont la plupart des Somaliennes, Erythréennes et Ethiopiennes  ont subi dans leur pays respectif.

Il existe en Allemagne  2 centres de chirurgie plastique des organes génitaux à Berlin et à Aix-la-Chapelle (Aachen) qui pratiquent la reconstruction de l'appareil génital selon deux méthodes différentes. Grâce au travail des organisations féminines, cette opération est entièrement prise en charge par la sécurité sociale. 

 

FORWARD-Germany soutient toutes les organisations qui contribuent à l'élimination des mutilations génitales féminines, tout en respectant les cultures des populations concernées afin que nous puissions tous célébrer dans l'allégresse en 2030, la fin des mutilations génitales féminines dans le monde entier. Nous ne luttons pas contre les traditions, mais pour l'élimination d'un acte de violence qui affecte la santé des femmes et des filles.

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana

 

Près de quatre mois après l'élection présidentielle d'octobre 2015, la Mission d'observation électorale de l'Union européenne -MOE-EU- a présenté ce vendredi son rapport. Ainsi, elle a noté assez d'insuffisances dans l'organisation de ladite élection par les principaux acteurs notamment commission électorale nationale indépendante -Ceni-.

Parmi lesquelles, la MOE-UE cite le cadre juridique caractérisé par des insuffisances et des lacunes en matière électorale. Pour cela, elle préconise la création d'une autre juridiction capable de gérer les contentieux électoraux avant la cour constitutionnelle.

En ce qui concerne l'administration électorale, le chef de la MOE-UE, Frank Engel, déplore qu'elle soit aussi caractérisée  par des insuffisances marqués par des insuffisances logistiques et de distribution des cartes électorales. Pour lui, le fichier électoral  actuellement en cours de validité est "loin d'être adéquat".

Pour ce qui est de la campagne électorale, la Mission a déploré les incidents ayant entrainé des morts, des blessés et des dégâts matériels importants. Dans le rapport, on notre également avec satisfaction l'implication de la société civile et des médias avec les mesures de régulation imposées par la Haute autorité de la Communication -HAC-.

Evoquant la journée électorale, la MOE-UE affirme qu'il y a eu des insuffisances et des difficultés logistiques et organisationnelles dans la majeure partie des bureaux de vote.

"Le jour du scrutin a été caractérisé par de fortes difficultés logistiques et organisationnelles, confirmant la préparation insuffisante  de la Ceni en vue des opérations de vote", relate M. Engel.

Il fait également mention de la modification de 34% des procès-verbaux des commissions administratives de centralisation de votes -CACV entrainant de "nombreuses erreurs mathématiques dans les chiffres retenus/publiés, en particulier dans le nombre de bureaux de vote".

"Par ailleurs, poursuit M. Frank Engel, la Mission regrette fortement que la Ceni n'ait pas réalisé de publication des PV des BV alors que cette diffusion constitue une garantie importante de transparence du scrutin et du droit des candidats  à un recours effectif en cas de contestation éventuelle de la régularité des opérations électorales devant la cou constitutionnelle".

La MOE-UE n'a pas non plus épargné la cour constitutionnelle sur son rôle.

"La cur constitutionnelle a manifestement  privilégié une interprétation restrictive  de son rôle de veille  sur la régularité des opérations électorales, se limitant à statuer sur la base des éléments présentés  par les requérants (candidats, ndlr) (...) ne faisant que très modérément usage de ses pouvoirs d'officie et d'instruction", regrette-t-elle. Ce qui, aux yeux de la MOE-UE, "n'est pas de nature à garantir  pleinement le droit de recours effectif des candidats au scrutin".

Sur la base de ses constats, la MOE-UE a fait des récommandations dont entre autre la garantie de la sécurité juridique duc cadre légistlatif applicable aux élections,  la garantie à tout citoyen de se porter candidat, conformément aux traités internationaux signés par la Guinée,  l'amélioration de l'encadrement du financement des partis politiques et des campagnes électorales, la garantie de la sincérité, de la transparence et la crédibilité des élections en renforçant le droit à un recours juridique effectif à toutes les étapes du processus électoral, la garantie de l'indépendance de la Ceni et le renforcement de ses capacités techniques et logistiques, le renforcement des capacités des partis politiques, etc.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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Aucun journal publié, silence ou musique seule à l'antenne, photo d'El Hadj Mohamed Diallo à l'écran et sur les pages d'accueil de sites d'information: mardi en Guinée, les médias ont respecté le mot d'ordre de "journée sans presse" en mémoire de ce journaliste tué dans des heurts politiques.

Ce refus de publier et d'émettre observé par les organes publics et privés, sans précédent dans le pays, fait suite à un appel commun de cinq associations de la presse, qui ont demandé à "tous les médias guinéens d'observer une journée sans presse" mardi jusqu'à 22h00 pour le journaliste défunt.

El Hadj Mohamed Diallo, collaborateur des médias privés Guinée7 et L'Indépendant, a été blessé par balle le 5 février dans des heurts entre partisans de responsables rivaux de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition). Il a succombé à ses blessures à l'hôpital.

Selon un journaliste de l'AFP, la même image était visible mardi sur les pages d'accueil des sites d'information et à l'écran des diverses chaînes de télévision du pays : une photo de Diallo souriant, sur fond noir, au-dessus d'un texte sur quatre lignes, "Mardi 9 février 2016. Journée sans presse en Guinée. Justice pour El Hadj Mohamed Diallo".

Sur les radios locales, les programmes habituels avaient cédé la place au silence total ou à de la musique apaisante en continu. Les rayons des kiosques à journaux étaient vides.

De mémoire de Guinéen, c'est la première fois que la presse locale dans son ensemble respecte un tel mot d'ordre.

"Cette journée est très significative pour l'ensemble des médias guinéens qui se sont sacrifiés, renonçant à beaucoup d'avantages pour l'organiser. Nous espérons qu'elle va attirer l'attention des autorités guinéennes sur les conditions de travail des journalistes dans ce pays depuis un certain temps", a déclaré à l'AFP Nouhou Baldé, administrateur du site Guinée-Matin, un des plus consultés.

En participant au mouvement, selon lui, il entendait également "protester contre les violences contre les journalistes en général".

"A plusieurs reprises, j'ai eu des journalistes de ma rédaction bastonnés par les forces de l'ordre dans l'exercice de leur fonction", violences ayant occasionné la destruction de matériel, sans sanctions ni dédommagements, a précisé M. Baldé.

Une information judiciaire "contre X pour homicide volontaire" a été ouverte peu après le décès d'El Hadj Mohamed Diallo. Lundi, les journalistes ont marché à Conakry pour réclamer des poursuites contres les auteurs de sa mort. Le ministre guinéen de la Justice Cheick Sako leur a assuré que "ce crime ne restera pas impuni".

Les cinq associations ayant lancé le mot d'ordre de "journée sans presse" se sont par ailleurs constituées partie civile dans le dossier : l'Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (Urtelgui), l'Union de la presse libre de Guinée (UPLG), l'Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (Agepi), l'Association guinéenne de la presse en ligne (Aguipel) et le Réseau des médias sur Internet en Guinée (Remigui).

Mardi, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est déclarée "profondément choquée par la mort de El Hadj Mohamed Diallo". Elle "espère que l'enquête aboutira le plus rapidement possible à déterminer les responsabilités" dans ce dossier, selon la responsable de son bureau Afrique, Clea Kahn-Sriber.

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a aussi demandé que rien ne soit laissé au hasard dans l'enquête sur sa mort.

"Trop souvent, des journalistes sont tués en Afrique, dans une impunité totale. Diallo a été tué dans le cadre de son travail, et ceux qui en sont responsables doivent être traduits en justice", a déclaré le président de la FIJ, Jim Boumelha, dans un communiqué daté de lundi.

AFP

Elhadj Mohamed Diallo, tué vendredi 5 février 2016, aux alentours du siège de l'Union des forces démocratiques de Guinée -UFDG- a rejoint sa dernière demeure hier dimanche au cimetière de Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma.

Ils étaient des centaines -journalistes, parents, amis et alliés- à se rendre aux funérailles de ce journaliste fauché par balle en plein exercice de sa profession.

C'est dans l'après de ce dimanche 7 février que l'illustre disparu, mort l'arme (stylo, carnet, téléphone) à la main, a été enterré en présence de ses confrères, parents, amis, connaissances et des responsables d'ong de défense des droits de l'homme.

Que de pleurs pour ce jeune journaliste parti à la fleur de l'âge laissant derrière lui, une veuve et une fillette de quatre ans.

Faut-il noter également que le gouvernement est représenté à ces funérailles par le ministre de la Communication, Rachid N'Diaye accompagné du directeur du Bureau de presse de la présidence de la République, Moussa Cissé.

L'enterrement en images

Amadou Kendessa Diallo

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Incroyable mais vrai. Le corps sans vie d’un nouveau né a été retrouvé dans un sceau rempli d’eau ce mardi 15 septembre 2015 au district de Toguiron sous-préfecture de Wonkifon, dans la préfecture de Coyah. La police évoque la piste de l'infanticide.

A l'occasion de la conférence du président de la république, Alpha Condé, l'affaire Moussa Dadis Camara, sans figurer sur les thèmes préalablement définis par le conférencier, a été brièvement touchée lors de la série questions-réponses.

DEBAT DU MARDI 1SEPTEMBRE 2015 Avec Saliou BAH

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