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A l’ occasion de la 9eme session de l’Assemblée générale du Réseau Africain des institutions et Fonds de Formation Professionnel- RAFPRO- tenue  à Conakry,  Sanoussi Diakité,  le secrétaire général de l’Office National des Formations Professionnelles -ONFP- du Sénégal a accordé un entretien à notre rédaction. Il s'est essentiellement consacré aux questions agricoles de l'Afrique de l'Ouest.

Selon Sanoussi Diakité, le RAFPRO, est un réseau d’échanges, de concertation, de partage des bonnes pratiques à travers des exposés afin de dévoiler les expériences de leurs organisations. Cet organisme se repose sur l’expérience en matière de formation professionnelle, de l’agriculture, de l’agro- alimentaire tout en apportant aux autres pays des éléments pouvant accélérer le développement de leur agriculture par la construction des infrastructures, de formation professionnelle, dans l’élaboration des éditions de manuels de formation professionnelle.

Parlant de ses ambitions dans ce secteur, cet expert compte corriger tous les déséquilibres liés à la formation professionnelle, par la valorisation et par des formations liées à l’agriculture.

Et d’ajouter : ‘’Lagriculture étant la vitrine de tout développement d’un pays s’il n’ya pas de formation adéquate, cet objectif ne sera pas atteint. Pour cela,  il faut mettre une attention particulière, fixer les énergies, diversifier les cultures agro alimentaires’’, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il affirme que RAFPRO, est un réseau crédible, qui attire l’attention nationale et internationale sur les questions de  formations professionnelles. Il est aussi l’argumentaire des formations professionnelles. ‘’Dans le futur , nous mettrons à la disposition des autorités de l’Afrique de l’Ouest des manuels et des experts qui porteront haut la politique du développement agricole’’.

S’agissant des stratégies pour la mise en place du bon plan de promotion de

l’agriculture en Afrique de l’ouest, il dira ceci : ‘’Nous voulons corriger le dysfonctionnement en revalorisant la formation agricole, en la mettant à un palier correspondant aux enjeux de l’agriculture dans nos pays. Nous disons tous dans nos pays respectifs que l’agriculture est le moteur de la croissance. Toutefois, si la formation n’accompagne pas, on ne peut pas avoir la croissance. C’est pourquoi, quelle que soit la volonté de nos gouvernants de développer l’agriculture. Mais  s’il n’y a pas une formation conséquente pour accompagner nos initiatives, nous ne pouvons pas avoir ce que nous attendons’’, a-t-il dit.

‘’La formation professionnelle doit avoir suffisamment des moyens, fort malheureusement cette idée est abandonnée. Nous demandons aux autorités de ces pays de portée très haut cette politique agricole en la modernisant, car elle va créer le changement  rapide pour obtenir en fin une autosuffisance alimentaire. Je félicite les autorités guinéennes pour voir mis en avant la formation professionnelle, seul moyen de développer capable de propulser le développement un pays’’.

Faut-il noter que Sanoussi Diakité a inventé la machine qui décortique le fonio. Cette machine est aujourd’hui utilisée dans de nombreux pays de la sous région notamment en guinée et compte revaloriser la culture de cet aliment.

Bouka Barry

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Le Secrétaire général du parti de l'Unité et du Progrès -PUP-, du défunt président Lansana Conté, vient de mettre fin à des rumeurs qui couraient, il y a belle lurette. Et c'est sa première sortie médiatique.

"Je vais vous dire ceci, le parti n’a  reçu aucun client, personne n’est venu nous demandé de vendre le parti", ceci pour faire taire les rumeurs.

Des folles rumeurs faisaient état de la vente au fils du Président Alpha Condé, le parti PUP. A cet effet, le président du parti, Fodé Bangoura, a animé une conférence de presse ce jeudi 28 avril 2016 à Conakry pour évoquer la question.

Le président du parti,  dans son intervention, a rappelé que cette information vient d’un journal de la place affirmant  que le président de la République avait donné au président du parti 13 milliards, 10 pick-up et 30 motos pour présenter son fils Mohamed Alpha Condé  en 2020.

Selon lui, cette information est fausse  parce que, si le président veut donner un parti à son fils serait le parti RPG qui appartient à son père en disant: "si un fils doit être présenté par un parti c’est le parti de son père qui le présente. Voilà des exemples en Afrique : Aly  Bongo au Gabon c’est le parti de son père et  Karim Wade aussi  c’est le parti de son père", précise-t-il.

"Le parti n’a  reçu aucun client, personne n’est venu nous demander de vendre le parti. Nous aussi, nous ne sommes allés rencontrer personne pour lui demander d’acheter, il n’est pas à vendre, ce  n’est  pas une marchandise", conclu-t-il.

Pastoria Camara

 

Luanda - Hôpitaux surchargés, mortalité infantile record, manque criant de matériel: l'épidémie de fièvre jaune qui frappe l'Angola met en lumière l'état déplorable des services publics de santé, aggravé par la chute des cours du pétrole qui touche le deuxième producteur africain d'or noir.

Domingos Ngozulu, responsable de l'entretien d'une résidence de Luanda, a perdu récemment son premier enfant. En décembre, 24 heures après la naissance du bébé qui souffre de problèmes respiratoires, la famille est mise à la porte du centre pédiatrique public du quartier de Talatona, dans la capitale angolaise.

Le médecin nous a dit que le bébé allait bien, qu'il avait juste bu du liquide amniotique. Il y avait une infirmière pour 20 à 30 patients, se rappelle le père de 32 ans, qui avait lui-même apporté à l'hôpital gants, désinfectant et pansements.

Son bébé meurt finalement à l'hôpital public de Maria Pia, l'un des plus grands établissements de santé de Luanda, après avoir passé quelques jours en couveuse, parfois avec deux ou trois nourrissons dans le même incubateur. Comble de l'horreur, l'hôpital lui remet le corps d'un autre bébé.

Le système de santé fonctionnait mieux pendant la guerre (1975-2002) car les associations humanitaires nous aidaient, affirme Domingos Ngozulu. Après la fin de la guerre en 2002, elles se sont retirées car elles estimaient que l'Etat était assez riche.

Aujourd'hui, l'Angola enregistre le pire taux de mortalité au monde parmi les enfants de moins de 5 ans, avec 167 décès sur 1.000 naissances.

Le système de santé angolais est gratuit et entièrement assisté par l'Etat. Il n'y a quasiment pas d'impôts. Or le budget de l'Etat dépend totalement du pétrole, explique Hernando Agudelo Ospina, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Angola.

Avec la chute des cours du pétrole, le pays se trouve privé de ressources vitales. A tel point que Luanda a demandé en avril l'assistance financière du Fonds monétaire international (FMI).

Avec la crise du pétrole qui a débuté en 2015, le budget des hôpitaux a baissé de 50%, constate Luis Bernardino, médecin à l'Hôpital pédiatrique public de Luanda, dans le centre-ville.

Les salaires n'ont pas été affectés mais le budget biens et services (notamment les médicaments) si, ajoute-t-il. Dans son établissement, 25 personnes meurent chaque jour, en majorité du paludisme, la première cause de mortalité en Angola selon l'OMS.

- Train de vie fastueux -

Depuis décembre, une grave épidémie de fièvre jaune, la pire depuis trente ans en Angola, vient encore gonfler le nombre de victimes d'un système sanitaire en totale déliquescence.

La fièvre jaune, qui se transmet par les moustiques, a fait 258 morts sur 618 cas confirmés, selon les derniers chiffres de l'OMS.

L'épidémie est cependant en train de reculer, affirme Hernando Agudelo Ospina. Une campagne de vaccination financée par l'Etat avec l'aide de l'OMS a permis d'immuniser 6 millions de personnes, quasiment toute la ville de Luanda, l'épicentre.

Face à la situation sanitaire désastreuse, la colère est néanmoins palpable dans la population et vise le train de vie fastueux du chef d'Etat Jose Eduardo dos Santos et de sa fille Isabel, milliardaire et femme la plus riche d'Afrique, selon le magazine américain Forbes.

Sur les réseaux sociaux, d'insoutenables vidéos montrent un flot ininterrompu de familles lavant leurs morts, souvent des enfants, dans la cour d'un hôpital public de Luanda avant de les placer dans des cercueils.

Les gens ne veulent même plus aller à l'hôpital public quand ils sont malades car ils ont peur d'y mourir et savent que de toute manière on ne leur donnera pas de médicaments, affirme Adao Gonçalve, un chauffeur de 38 ans.

Se faire soigner dans un établissement privé est inabordable pour l'écrasante majorité de la population, même pour la classe moyenne. Une journée d'hospitalisation peut vite dépasser des milliers de dollars.

Les malades préfèrent s'éteindre à la maison ou avoir recours à la médecine traditionnelle, ajoute Adao Gonçalve, alors que sa belle-mère, hospitalisée pour un problème aux yeux, n'est jamais ressortie.  On ne sait toujours pas de quoi elle est morte, soupire-t-il.
AFP

La Brigade anti-criminalité est sur la sellette depuis la publication d'une vidéo montrant des hommes en uniforme en train d'infliger une sévère correction corporelle à un citoyen, pieds et mains liés entre lesquels, un bois est placé. Cela a suscité une onde de choc non seulement au sein de l'opinion publique mais également au niveau des ong de défense des droits de l'homme. Me Emmanuel Bamba est le président de la Liguidho -Ligue guinéenne des droits de l'homme. Il condamne avec fermeté cette attitude et appelle le gouvernement à agir vite. (Entretien)

Lejourguinee.com: En tant que défenseur des droits de l'homme, qu'est-ce que cette vidéo représente pour vous?

Me Emmanuel Bamba: Cela représente pour nous un traitement inhumain, dégradant infligé par des éléments criminels à un citoyen contre qui, certainement, il y avait des charges. Mais le fait que l'on soit objet de poursuites pénales ne donne pas le droit à ceux qui vous poursuivent de vous torturer comme nous l'avons bien su remarquer sur la vidéo. Pour nous, en tant que défenseurs des droits de l'homme, nous condamnons avec fermeté ce genre de tortures barbares infligées  par des éléments de la Brigade Anti-Criminalité -BAC-  à un citoyen pour lequel, ils voulaient sortir des aveux.

Quelle a été votre première impression en visionnant cette vidéo? Me Emmanuel Bamba: Ma première réaction a été de la partager plusieurs fois non seulement à des citoyens mais aussi  à ceux qui pourraient être amenés à nous donner  assez d'informations par rapport au lieu où ont été perpétrés ces actes criminels. 

Depuis le mercredi (20 avril, ndlr), jour ou nous avons visionné cette vidéo-là sur les réseaux sociaux, nous avons essayé de partager à nos amis pour leur demander s'ils ont des éléments d'informations en ce qui concerne l'endroit où les crimes ont été perpétrés pour que nous puissions ensemble conjuguer les efforts et engager des poursuites contre les auteurs de ces crimes barbares.

Lejourguinee.com: Le gouvernement a fait un communiqué dans lequel on engage le directeur de la police à faire des enquêtes pour identifier les coupables.  Pensez-vous qu'il puisse identifier et arrêter les éléments incriminés dans cette vidéo?

Me Emmanuel Bamba: D'abord, le communiqué (du gouvernement, ndlr) est laconique.  Il emploie des termes qui nous semblent pas forts. Il fallait employer des termes comme torture, etc. Mais on parle de sévices  intentionnellement  infligés comme pour dire qu'on est en train de masquer le terme torture qui est réel dans la vidéo. 

Vous voyez un homme ligoté, pieds et mains liés entre lesquels on a mis un bois. L'un est en train de le frapper, l'autre est en train d'ouvrir un sachet d'eau pour lui jeter au niveau des fesses. Pendant qu'autre est en train de le frapper. 

Pour nous, ce sont des actes criminels qui n'ont pour nom qu'actes de tortures.  Donc, ce communiqué ne nous semble approprié pour condamner fermement  les agissements qui se reflètent sur cette vidéo-là. Le fait de demander au directeur général de la police, pour nous,  cela ne suffit pas aussi.

Il faudrait que le gouvernement déploie des moyens humains et matériels  pour permettre à la police et à la gendarmerie de démasquer ce réseau de malfaiteurs et les traduire devant la justice. Pour moi, ces éléments, au lieu d'être des éléments  de la Brigade anti-criminalité, ce sont des éléments de la brigade pro-criminalité. Donc, ils doivent mériter une sanction sévère de la part des autorités non seulement gouvernementales mais aussi judiciaires.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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Pour lejourguinee.com

DEBAT DU MARDI 1SEPTEMBRE 2015 Avec Saliou BAH

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