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Après une journée très mouvementée dans plusieurs axes routiers de la capitale suite à la colère des conducteurs des taxi-moto due à l’interdiction de circuler à Conakry et environs la veille par le gouverneur et la police routière, le gouvernement, à travers un communiqué, rendu ce mardi soir, 23 août 2016 par le ministre Oyé Guilavogui  sur les ondes des medias publics est revenu sur cette décision unilatérale. Voici les précisions du ministre Oyé Guilavogui.

"Dans le cadre de l’amélioration de la sécurité routière dans la ville de Conakry et de la mobilité de la population, je voudrais rassurer les habitants de la capitale de la volonté du gouvernement de prendre toutes les mesures réglementaires pour assurer la sécurité des populations précisément dans les transports par motos-taxi pour donner l’occasion à certains travailleurs de continuer à exercer leurs activités dans un secteur qui offre l’opportunité à de nombreux jeunes de trouver un emploi.

Dans ce cadre, l’Etat soucieux de la sécurité de l’ensemble des citoyens conditionne l’exercice de cette activité de motos-taxi au respect d’un certain nombre de règles de circulation, de sécurité et de sûreté de nos routes.

Le ministre des transports recevra les représentants des conducteurs de motos-taxi pour discuter de ces mesures qui avaient été déjà prises en 2010. J’inviterais prochainement les responsables de la sécurité routière, le syndicat des transporteurs à veiller sur le respect rigoureux de ces mesures envisagées".

Aboubacar Pastoria Camara 

 

Le président du groupe parlementaire du rpg-arc-en-ciel ne fait aucunement l'unanimité au sein de ce parti de la mouvance présidentielle. Amadou Damaro Camara est vu à la fois comme un opportuniste et un faucon. Interrogé par nos confrères d'Espace fm sur son appartenance au RPG et ses rapports avec Ousmane Kaba, l'ancien président de la Commission des finances de l'assemblée nationale, le député répond froidement: "moi, je suis arc-en-ciel. Je suis venu au RPG. J'étais même leader d'un parti".

Le député de la mouvance présidentielle estime que la direction du parti a "péché quelque part depuis 2010 au niveau du parti. Nous avons eu un secrétaire et une coordinatrice qui n'étaient pas à l'origine statutaire du parti. Ils n'ont pas eu les moyens de diriger le parti -(rpg-aec, ndlr)".

Aujourd'hui, reconnaît-il, "c'est une gestion collégiale du parti  par la direction nationale qui a aussi montré ses limites.  C'est pourquoi le congrès futur va certainement restructurer le parti  et donner une direction forte qui va définir [la vision du parti]."

Pour ce qui est de l'exclusion d'Ousmane Kaba pour offense au Chef de l'Etat, Alpha Condé, M. Damaro Camara précise: "je ne suis pas membre du bureau politique qui a décidé d'exclure Ousmane Kaba. J'ai été informé que désormais, il n'est plus membre  du parti."

Quel rôle a-t-il joué? Il estime qu'il n'a rien fait dans la mesure où il n'était pas candidat au poste d'Ousmane Kaba.

Le fondateur de l'Université Koffi Annan appréciera cette sortie.

Amadou Kendessa Diallo

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Le Malien Ahmed Al Faqi Al Mahdi a plaidé coupable, lors de la première journée de son procès devant la CPI, lundi 22 août. Il est accusé de crimes de guerre pour la destruction de neuf mausolées et d'une mosquée de Tombouctou classés à l'Unesco, à l'été 2012, alors que la ville était occupée par Aqmi et Ansar Dine. Cette première audience a été l'occasion pour l'accusation de revenir sur les structures mises en place par les jihadistes pour contrôler la ville à l'époque, et sur le rôle présumé de l'accusé dans ce système.

Lundi, devant la Cour pénale internationale, l’accusation a expliqué qu'au cours de l'occupation de Tombouctou par les jihadistes d'al-Qaïda au Maghreb islamique et d'Ansar Dine, un émirat tripartite dirigeait alors la ville. A savoir deux Algériens chefs de katiba d’Aqmi, Abou Zeid et Abou Hammam, et Abdallah Al-Chinguetti, un prêcheur mauritanien. A l'époque, les trois hommes collaborent étroitement avec le leader d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, qui les introduit auprès de populations dès les premiers jours de l'occupation.

Pour contrôler les habitants et instaurer la charia, plusieurs organes sont créés : le tribunal islamique, la police islamique, la « hisba » ou brigade des mœurs, ainsi que les bataillons de sécurité et la commission des médias. Soucieux de s’entourer de personnalités locales, Abou Zeid, sur les conseils d’Ag Ghali, confie la « hisba » à Al Mahdi, connu dans les milieux religieux. Il est chargé, en accord avec la vision des islamistes, de prévenir le vice et de promouvoir la vertu. C’est en cette qualité qu’il juge les mausolées illégaux et met en œuvre leur destruction.

Mais on le voit aussi conseiller Houka Houka, le président du tribunal islamique, et participer à l’application et la justification des peines. Toujours d’après l’accusation, Al Mahdi a été blessé en septembre 2012 dans l’accident de voiture qui a coûté la vie au chef d’Aqmi au Sahara, Nabil Makhloufi. Abou Zeid a alors envoyé son propre véhicule le récupérer. Autant d’éléments qui prouvent, selon l’accusation, qu'Al Mahdi était sans conteste l'un des hommes forts de l’occupation.

Poursuite du procès ce mardi 23 août à La Haye

L’accusation, qui doit toujours prouver la culpabilité, a encore la parole ce mardi. Malgré une enquête difficile, elle dispose de 700 images, photos, vidéos, documents et témoignages, a souligné le substitut du procureur, pour démontrer que les mausolées classés ne constituaient pas un objectif militaire et qu’au contraire, ces bâtiments ont été ciblés pour leur importance religieuse et traditionnelle. Il s'agira aussi, bien sûr, de déterminer avec précision le rôle qu’Al Mahdi a joué dans toutes les étapes de ces destructions.

L'accusé ayant plaidé coupable, seuls les éléments les plus probants sont présentés à la cour : les aveux d’Al Mahdi recueillis sur cinq jours en 2015, des images satellites des mausolées, avant et après leur destruction, des documents abandonnés par les jihadistes ou encore des vidéos qui montrent Al Mahdi en train de détruire lui-même des mausolées, pioche à la main, ou qui justifie face caméra ces destructions. Des éléments étayés par trois témoignages qui ont débuté lundi, pour une grande partie à huis clos, et qui vont se poursuivre.

Lire la suite http://www.rfi.fr/afrique/20160823-proces-cpi-cour-penale-internationale-haye-occupation-tombouctou-ahmed-al-faqi-al-m

En mars 2015, le plus grand producteur d'aluminium chinois, China Hongqiao Group, signait un accord avec la Guinée pour sécuriser son approvisionnement en bauxite. Si le gouvernement guinéen voit d'un bon œil le pays s'intéresser à ses ressources naturelles, l'appétit chinois pour la bauxite n'a pas que des conséquences économiques positives et peut provoquer de sérieux dégâts environnementaux.

Depuis plusieurs mois, la Chine investit en Guinée dans le secteur des ressources naturelles. Producteur important d'aluminium, l'Empire du Milieu est en quête constante de bauxite, minerai à partir duquel se fabrique le métal. Avec 7,4 milliards de tonnes de bauxite dans son sous-sol, la Guinée dispose à ce jour de 26 % des réserves mondiales. La demande chinoise en bauxite devrait atteindre 51,4 millions de tonnes d'ici à 2019, c'est donc naturellement que les producteurs d'aluminium se tournent aujourd'hui vers le marché guinéen pour maintenir une activité qui va crescendo.

Cet engouement chinois pour la bauxite guinéenne est très bien accueilli par le gouvernement en place qui voit là l'occasion de faire naître de nombreuses opportunités économiques, que ce soit en termes de création d'emplois ou d'exportations.

 « Nous avons récemment lancé la production d'un projet novateur d'exportation de bauxite avec un consortium Sino Guinéen qui regroupe China Hongqiao Group Limited, Winning, Yantai Port Group et UMS et qui prévoit une approche permettant une croissance rapide de la production et une large implication de partenaires locaux. Ce consortium est le premier nouvel exportateur de bauxite de Guinée depuis 15 ans », expliquait fin novembre 2015 le président Condé aux médias chinois au sujet du consortium formé pour développé l'extraction de bauxite sur le territoire guinéen. 200 millions de dollars vont être investis avec l'objectif d'arriver à sortir 10 millions de tonnes du minerai convoité.

Pour Alpha Condé, il s'agit de diversifier les champs d'action pour profiter au maximum des avantages qu'ont à offrir les relations bilatérales entre les deux pays : « Je souhaite un partenariat stratégique global avec la Chine qui couvrira les mines, l'énergie, les infrastructures, l'agriculture etc.  » déclare-t-il. Problème : si la bauxite permet à la Guinée de renforcer sa collaboration avec la Chine et lui laisse entrevoir d'importantes retombées économiques, c'est sans tenir compte des exemples du passé et de la manière dont le pays dirigé par Xi Jinping a précédemment mené ses affaires sur ce terrain à travers le monde.

Pollution, travail au noir : rien n'arrête la Chine

Car avant de se tourner vers la Guinée et d'exploiter les ressources naturelles de l'Afrique pour récupérer la bauxite nécessaire à sa production intensive d'aluminium, la Chine a sollicité les sous-sols de quelques autres pays, avec à chaque fois des conséquences sur l'environnement désastreuses. L'Indonésie a longtemps servi de robinet à bauxite pour la Chine, jusqu'à ce que le pays en interdise l'exportation en janvier 2014. La Malaisie a ainsi pris le relai et fait exploser sa production en un temps record afin de répondre aux besoins en bauxite de la Chine. Cette surproduction s'est faite dans de très mauvaises conditions, qui ont eu pour résultat d'affecter massivement l'environnement et la santé des Malaisiens.

Les entreprises chargées d'extraire la bauxite étaient majoritairement illégales et ne respectaient aucune mesure sanitaire et sécuritaire. Question déchets, leur gestion était inexistante, provoquant la contamination des eaux malaisiennes au mercure ou à l'arsenic. Les camions chargés de transporter la bauxite des mines jusqu'au port étaient suivis par un nuage de poussière toxique, polluant tout sur leur passage.

Pour la Chine, le manque de contrôle et de réglementation dont faisait preuve l'industrie de la bauxite indonésienne n'a jamais représenté un quelconque frein aux rapports que les deux pays pouvaient entretenir sur ce secteur. Il aura fallu attendre que la Malaisie déclare une interdiction d'extraire le minerai de trois mois, motivée par les importants dégâts environnementaux provoqués par la filière locale, pour que la Chine soit contrainte de se passer de la bauxite malaisienne et se tourne vers un autre pays producteur.

L'aide chinoise est éphémère

Ce changement de fournisseur forcé n'a donc jamais été motivé par une éthique et une ligne de conduite à respecter en termes d'environnement et de protection des populations. La Chine veut sa bauxite quel qu'en soit le prix et a appris à fermer les yeux sur les procédures mises en place pour satisfaire sa demande.

Quand l'Afrique ouvre aujourd'hui grand les bras à la Chine dans l'espoir de booster son économie, on peut mettre aisément en doute une implication chinoise sur la durée qui pourrait profiter à la croissance du continent. La Chine a démontré par le passé un certain opportunisme en faisant preuve d'intérêt à l'égard des pays qui lui sont profitables sans forcément s'impliquer davantage dans une quelconque stratégie de croissance menée localement.

Quand le président guinéen se félicite des nombreux emplois que la présence chinoise va créer dans son pays, cet enthousiasme est à minorer en rappelant que la Chine a pour habitude de faire appel à des effectifs chinois pour réaliser les travaux dans lesquels elle s'engage à l'étranger.

Sans forcément pointer du doigt les accords commerciaux qui lient aujourd'hui la Chine et la Guinée sur le terrain de la bauxite, le passif chinois en la matière peut inquiéter quant aux conséquences environnementales que cette demande massive pourrait causer sur le sol africain.


Source: agoravox.fr

Située à plus de 500 km de Conakry et à 120 km de Labé, la préfecture de Mali a vécu un week-end très agité suite aux violences  provoquées par le Commandant du Bataillon d'Infanterie, le colonel Issa Camara, décrit par les citoyens comme un zélé et barbare.

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Le Colonel Issa Camara s'explique...

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