Top Stories

Grid List

A l’occasion de sa rencontre hebdomadaire dénommée ’’les lundis de l’harmattan’’, Aboubacar Sidi Sow, écrivain de son état, a eu le privilège de présenter son livre "les mystères de la conscience" au public. Ce, grâce à la maison d’édition Harmattan-Guinée.

Dans ce livre de plus de 200 pages, l’auteur s’est intéressé spécifiquement de la situation sociopolitique de la Guinée. Selon lui, ce sont les intellectuels qui sont  à la base de tous les  problèmes que traversent les citoyens du pays.

"J’ai trouvé certains maux dans notre monde  tel que le divorce, la science et la religion, la guerre froide et la prise en otage de l’Afrique  par les idéologues. Je me suis dit  qu’il faut trouver une nouvelle méthode basée sur le formalisme mathématique que j’ai appelé la loi du théâtre.  Cette loi du théâtre se trouve dans tous les grands livres comme le Coran et la Bible".

Poursuivant  son intervention, l'écrivain dira ceci: "on parle toujours des chiffres 3, 7 et 10. En fait, c’est la loi du théâtre dès que vous entendez ces chiffres vous pouvez faire attention. Vous pouvez classifier  toujours ces 7 en différents groupes. Cela peut vous dire qu’il y a 7 couleurs de l’arc-en-ciel, il y a sept groupes et périodes de tableau périodique des éléments chimiques".

Pour prouver  la  mauvaise foi des politiciens, M. Sow accuse: "je vous dis que les politiciens utilisent la religion, les  ethnies et les  parents  comme leurs armes. Pour éviter  cela, dès au début il fallait créer une société de volonté positive ou il faut donner la chance a tous les citoyens".

Il faut noter que l’écrivain, Aboubacar sidi Sow, est un professeur de mathématique résidant aux Etats-Unis.

Aboubacar Pastoria Camara

 

Pour décrisper la situation sociopolitique déjà tendue, le Chef de l'Etat a pris une initiative dans le sens de l'apaisement en satisfaisant une sollicitation de l'opposition. Ce 24 août 2016, Alpha Condé a invité les acteurs de l'opposition et de la mouvance à la présidence de la République.

"Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, a adressé ce Mercredi au Chef de File de l’Opposition et au Représentant de la Majorité Présidentielle une correspondance les conviant à une audience, cela dans le cadre des consultations périodiques portant sur les questions d’intérêt national, notamment, les efforts à fournir pour relancer le dialogue politique national", a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

Cependant, la date de la rencontre n'est pas encore précise. "Ces audiences accordées à l’opposition et à la majorité auront lieu à une date qui sera fixée de commun accord", ajoute le communiqué.  

Cette invitation intervient au moment où le climat sociopolitique  demeure délétère. Récemment, l'opposition républicaine a organisé une marche -presque pacifique- ayant réuni selon elle plus de 700 mille manifestants.  Peut-être cette grande mobilisation a été le déclic qui a poussé Alpha Condé à aller dans le sens du dialogue mais surtout de son engagement à appliquer les accords qui seront issus des dialogues. Chose qui ne s'est pas encore faite depuis le début des dialogues déjà vécus entre Guinéens  ou sous la supervision de la communauté internationale.

En attendant la fixation de la date, le chef de file de l'opposition a promis de se concerter avec ses partenaires pour définir probablement les modalités du dialogue mais également les représentants des différents partis. Parce que l'opposition, si elle veut réussir, doit avoir une unité d'actions et sans exclusion.

Fanta Bah

 

 

 

Le Malien Ahmed Al Faqi Al Mahdi a plaidé coupable, lors de la première journée de son procès devant la CPI, lundi 22 août. Il est accusé de crimes de guerre pour la destruction de neuf mausolées et d'une mosquée de Tombouctou classés à l'Unesco, à l'été 2012, alors que la ville était occupée par Aqmi et Ansar Dine. Cette première audience a été l'occasion pour l'accusation de revenir sur les structures mises en place par les jihadistes pour contrôler la ville à l'époque, et sur le rôle présumé de l'accusé dans ce système.

Lundi, devant la Cour pénale internationale, l’accusation a expliqué qu'au cours de l'occupation de Tombouctou par les jihadistes d'al-Qaïda au Maghreb islamique et d'Ansar Dine, un émirat tripartite dirigeait alors la ville. A savoir deux Algériens chefs de katiba d’Aqmi, Abou Zeid et Abou Hammam, et Abdallah Al-Chinguetti, un prêcheur mauritanien. A l'époque, les trois hommes collaborent étroitement avec le leader d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, qui les introduit auprès de populations dès les premiers jours de l'occupation.

Pour contrôler les habitants et instaurer la charia, plusieurs organes sont créés : le tribunal islamique, la police islamique, la « hisba » ou brigade des mœurs, ainsi que les bataillons de sécurité et la commission des médias. Soucieux de s’entourer de personnalités locales, Abou Zeid, sur les conseils d’Ag Ghali, confie la « hisba » à Al Mahdi, connu dans les milieux religieux. Il est chargé, en accord avec la vision des islamistes, de prévenir le vice et de promouvoir la vertu. C’est en cette qualité qu’il juge les mausolées illégaux et met en œuvre leur destruction.

Mais on le voit aussi conseiller Houka Houka, le président du tribunal islamique, et participer à l’application et la justification des peines. Toujours d’après l’accusation, Al Mahdi a été blessé en septembre 2012 dans l’accident de voiture qui a coûté la vie au chef d’Aqmi au Sahara, Nabil Makhloufi. Abou Zeid a alors envoyé son propre véhicule le récupérer. Autant d’éléments qui prouvent, selon l’accusation, qu'Al Mahdi était sans conteste l'un des hommes forts de l’occupation.

Poursuite du procès ce mardi 23 août à La Haye

L’accusation, qui doit toujours prouver la culpabilité, a encore la parole ce mardi. Malgré une enquête difficile, elle dispose de 700 images, photos, vidéos, documents et témoignages, a souligné le substitut du procureur, pour démontrer que les mausolées classés ne constituaient pas un objectif militaire et qu’au contraire, ces bâtiments ont été ciblés pour leur importance religieuse et traditionnelle. Il s'agira aussi, bien sûr, de déterminer avec précision le rôle qu’Al Mahdi a joué dans toutes les étapes de ces destructions.

L'accusé ayant plaidé coupable, seuls les éléments les plus probants sont présentés à la cour : les aveux d’Al Mahdi recueillis sur cinq jours en 2015, des images satellites des mausolées, avant et après leur destruction, des documents abandonnés par les jihadistes ou encore des vidéos qui montrent Al Mahdi en train de détruire lui-même des mausolées, pioche à la main, ou qui justifie face caméra ces destructions. Des éléments étayés par trois témoignages qui ont débuté lundi, pour une grande partie à huis clos, et qui vont se poursuivre.

Lire la suite http://www.rfi.fr/afrique/20160823-proces-cpi-cour-penale-internationale-haye-occupation-tombouctou-ahmed-al-faqi-al-m

En mars 2015, le plus grand producteur d'aluminium chinois, China Hongqiao Group, signait un accord avec la Guinée pour sécuriser son approvisionnement en bauxite. Si le gouvernement guinéen voit d'un bon œil le pays s'intéresser à ses ressources naturelles, l'appétit chinois pour la bauxite n'a pas que des conséquences économiques positives et peut provoquer de sérieux dégâts environnementaux.

Depuis plusieurs mois, la Chine investit en Guinée dans le secteur des ressources naturelles. Producteur important d'aluminium, l'Empire du Milieu est en quête constante de bauxite, minerai à partir duquel se fabrique le métal. Avec 7,4 milliards de tonnes de bauxite dans son sous-sol, la Guinée dispose à ce jour de 26 % des réserves mondiales. La demande chinoise en bauxite devrait atteindre 51,4 millions de tonnes d'ici à 2019, c'est donc naturellement que les producteurs d'aluminium se tournent aujourd'hui vers le marché guinéen pour maintenir une activité qui va crescendo.

Cet engouement chinois pour la bauxite guinéenne est très bien accueilli par le gouvernement en place qui voit là l'occasion de faire naître de nombreuses opportunités économiques, que ce soit en termes de création d'emplois ou d'exportations.

 « Nous avons récemment lancé la production d'un projet novateur d'exportation de bauxite avec un consortium Sino Guinéen qui regroupe China Hongqiao Group Limited, Winning, Yantai Port Group et UMS et qui prévoit une approche permettant une croissance rapide de la production et une large implication de partenaires locaux. Ce consortium est le premier nouvel exportateur de bauxite de Guinée depuis 15 ans », expliquait fin novembre 2015 le président Condé aux médias chinois au sujet du consortium formé pour développé l'extraction de bauxite sur le territoire guinéen. 200 millions de dollars vont être investis avec l'objectif d'arriver à sortir 10 millions de tonnes du minerai convoité.

Pour Alpha Condé, il s'agit de diversifier les champs d'action pour profiter au maximum des avantages qu'ont à offrir les relations bilatérales entre les deux pays : « Je souhaite un partenariat stratégique global avec la Chine qui couvrira les mines, l'énergie, les infrastructures, l'agriculture etc.  » déclare-t-il. Problème : si la bauxite permet à la Guinée de renforcer sa collaboration avec la Chine et lui laisse entrevoir d'importantes retombées économiques, c'est sans tenir compte des exemples du passé et de la manière dont le pays dirigé par Xi Jinping a précédemment mené ses affaires sur ce terrain à travers le monde.

Pollution, travail au noir : rien n'arrête la Chine

Car avant de se tourner vers la Guinée et d'exploiter les ressources naturelles de l'Afrique pour récupérer la bauxite nécessaire à sa production intensive d'aluminium, la Chine a sollicité les sous-sols de quelques autres pays, avec à chaque fois des conséquences sur l'environnement désastreuses. L'Indonésie a longtemps servi de robinet à bauxite pour la Chine, jusqu'à ce que le pays en interdise l'exportation en janvier 2014. La Malaisie a ainsi pris le relai et fait exploser sa production en un temps record afin de répondre aux besoins en bauxite de la Chine. Cette surproduction s'est faite dans de très mauvaises conditions, qui ont eu pour résultat d'affecter massivement l'environnement et la santé des Malaisiens.

Les entreprises chargées d'extraire la bauxite étaient majoritairement illégales et ne respectaient aucune mesure sanitaire et sécuritaire. Question déchets, leur gestion était inexistante, provoquant la contamination des eaux malaisiennes au mercure ou à l'arsenic. Les camions chargés de transporter la bauxite des mines jusqu'au port étaient suivis par un nuage de poussière toxique, polluant tout sur leur passage.

Pour la Chine, le manque de contrôle et de réglementation dont faisait preuve l'industrie de la bauxite indonésienne n'a jamais représenté un quelconque frein aux rapports que les deux pays pouvaient entretenir sur ce secteur. Il aura fallu attendre que la Malaisie déclare une interdiction d'extraire le minerai de trois mois, motivée par les importants dégâts environnementaux provoqués par la filière locale, pour que la Chine soit contrainte de se passer de la bauxite malaisienne et se tourne vers un autre pays producteur.

L'aide chinoise est éphémère

Ce changement de fournisseur forcé n'a donc jamais été motivé par une éthique et une ligne de conduite à respecter en termes d'environnement et de protection des populations. La Chine veut sa bauxite quel qu'en soit le prix et a appris à fermer les yeux sur les procédures mises en place pour satisfaire sa demande.

Quand l'Afrique ouvre aujourd'hui grand les bras à la Chine dans l'espoir de booster son économie, on peut mettre aisément en doute une implication chinoise sur la durée qui pourrait profiter à la croissance du continent. La Chine a démontré par le passé un certain opportunisme en faisant preuve d'intérêt à l'égard des pays qui lui sont profitables sans forcément s'impliquer davantage dans une quelconque stratégie de croissance menée localement.

Quand le président guinéen se félicite des nombreux emplois que la présence chinoise va créer dans son pays, cet enthousiasme est à minorer en rappelant que la Chine a pour habitude de faire appel à des effectifs chinois pour réaliser les travaux dans lesquels elle s'engage à l'étranger.

Sans forcément pointer du doigt les accords commerciaux qui lient aujourd'hui la Chine et la Guinée sur le terrain de la bauxite, le passif chinois en la matière peut inquiéter quant aux conséquences environnementales que cette demande massive pourrait causer sur le sol africain.


Source: agoravox.fr

Située à plus de 500 km de Conakry et à 120 km de Labé, la préfecture de Mali a vécu un week-end très agité suite aux violences  provoquées par le Commandant du Bataillon d'Infanterie, le colonel Issa Camara, décrit par les citoyens comme un zélé et barbare.

RSS Feed

Le Colonel Issa Camara s'explique...

Global Alumine

Joignez-Lejourguinée-Facebook

Maison de Presse Guinée

Maison de Presse

Partenaires

guineenouvelle
   
Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account