Top Stories

Grid List

Ils ne font l'objet d'aucune sanction. Pourtant, leur pratique est interdite par la loi. Tenez, les taxi-maîtres qui stationnent à Matoto, notamment au carrefour Kendeka font chaque jour des surcharges au su et au vu de la police. Complicité ou naïveté?

Difficile de répondre à l'affirmatif ou au négatif. Seulement, le constat est patent. Chaque jour que Dieu fait, on enregistre des accidents dans la circulation routière. Les policiers qui doivent assurer la circulation ne connaissent leur rôle ou ils sont découragés.

N'empêche, le rôle de la police routière est de veiller à la circulation routière, à la conduite et aux pratiques qui violent la loi.

Mais en Guinée, la surcharge est une pratique banalisée à tel point qu'on assiste impuissant à des cas d'accidents. Qui sont généralement dits à un excès de vitesse ou à la défaillance des engins roulants parce qu'il n'y pas de contrôle.

Ce samedi 30 avril 2016, votre site d’information lejourguinee.com a fait un tour à Matoto pour constater ces pratiques mentionnées ci-haut.  Au carrefour Kendeka, et au rom-point de Matoto  en face de la Caisse de Yètèmali, les chauffeurs apparemment en complicité avec certaines vendeuses de légumes permettent que des vieux taxis prennent des marchandises avec des passagers au grand marché de Matoto pour les autres marchés de la capitale.

Ici, au vu et au su des agents de la police, les taxi-maitres qui transportent ces femmes et leurs bagages prennent trois personnes devant plus le chauffeur. Ce qui fait un total de quatre. Pour un total de six places, on se retrouve avec huit personnes. C'est une pratique qui se passe quotidiennement à cet endroit de cinq (5) heures du matin jusqu'à 10 heures.

Il est temps de s'interroger sur les mobiles de ces pratiques pourtant bannies par la loi. Il faut désormais sanctionner les coupables.

Suite à cette pratique qui met en danger la vie des citoyens guinéens qui se trouvent à bord de ces taxis, l’attention des autorités routières de bien veiller à la circulation des engins roulants est de mise. Surtout dans la capitale. Car, mieux vaut prévenir  guérir.  

Aboubacar Pastoria Camara

 

 

Le Secrétaire général du parti de l'Unité et du Progrès -PUP-, du défunt président Lansana Conté, vient de mettre fin à des rumeurs qui couraient, il y a belle lurette. Et c'est sa première sortie médiatique.

"Je vais vous dire ceci, le parti n’a  reçu aucun client, personne n’est venu nous demandé de vendre le parti", ceci pour faire taire les rumeurs.

Des folles rumeurs faisaient état de la vente au fils du Président Alpha Condé, le parti PUP. A cet effet, le président du parti, Fodé Bangoura, a animé une conférence de presse ce jeudi 28 avril 2016 à Conakry pour évoquer la question.

Le président du parti,  dans son intervention, a rappelé que cette information vient d’un journal de la place affirmant  que le président de la République avait donné au président du parti 13 milliards, 10 pick-up et 30 motos pour présenter son fils Mohamed Alpha Condé  en 2020.

Selon lui, cette information est fausse  parce que, si le président veut donner un parti à son fils serait le parti RPG qui appartient à son père en disant: "si un fils doit être présenté par un parti c’est le parti de son père qui le présente. Voilà des exemples en Afrique : Aly  Bongo au Gabon c’est le parti de son père et  Karim Wade aussi  c’est le parti de son père", précise-t-il.

"Le parti n’a  reçu aucun client, personne n’est venu nous demander de vendre le parti. Nous aussi, nous ne sommes allés rencontrer personne pour lui demander d’acheter, il n’est pas à vendre, ce  n’est  pas une marchandise", conclu-t-il.

Pastoria Camara

 

Luanda - Hôpitaux surchargés, mortalité infantile record, manque criant de matériel: l'épidémie de fièvre jaune qui frappe l'Angola met en lumière l'état déplorable des services publics de santé, aggravé par la chute des cours du pétrole qui touche le deuxième producteur africain d'or noir.

Domingos Ngozulu, responsable de l'entretien d'une résidence de Luanda, a perdu récemment son premier enfant. En décembre, 24 heures après la naissance du bébé qui souffre de problèmes respiratoires, la famille est mise à la porte du centre pédiatrique public du quartier de Talatona, dans la capitale angolaise.

Le médecin nous a dit que le bébé allait bien, qu'il avait juste bu du liquide amniotique. Il y avait une infirmière pour 20 à 30 patients, se rappelle le père de 32 ans, qui avait lui-même apporté à l'hôpital gants, désinfectant et pansements.

Son bébé meurt finalement à l'hôpital public de Maria Pia, l'un des plus grands établissements de santé de Luanda, après avoir passé quelques jours en couveuse, parfois avec deux ou trois nourrissons dans le même incubateur. Comble de l'horreur, l'hôpital lui remet le corps d'un autre bébé.

Le système de santé fonctionnait mieux pendant la guerre (1975-2002) car les associations humanitaires nous aidaient, affirme Domingos Ngozulu. Après la fin de la guerre en 2002, elles se sont retirées car elles estimaient que l'Etat était assez riche.

Aujourd'hui, l'Angola enregistre le pire taux de mortalité au monde parmi les enfants de moins de 5 ans, avec 167 décès sur 1.000 naissances.

Le système de santé angolais est gratuit et entièrement assisté par l'Etat. Il n'y a quasiment pas d'impôts. Or le budget de l'Etat dépend totalement du pétrole, explique Hernando Agudelo Ospina, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Angola.

Avec la chute des cours du pétrole, le pays se trouve privé de ressources vitales. A tel point que Luanda a demandé en avril l'assistance financière du Fonds monétaire international (FMI).

Avec la crise du pétrole qui a débuté en 2015, le budget des hôpitaux a baissé de 50%, constate Luis Bernardino, médecin à l'Hôpital pédiatrique public de Luanda, dans le centre-ville.

Les salaires n'ont pas été affectés mais le budget biens et services (notamment les médicaments) si, ajoute-t-il. Dans son établissement, 25 personnes meurent chaque jour, en majorité du paludisme, la première cause de mortalité en Angola selon l'OMS.

- Train de vie fastueux -

Depuis décembre, une grave épidémie de fièvre jaune, la pire depuis trente ans en Angola, vient encore gonfler le nombre de victimes d'un système sanitaire en totale déliquescence.

La fièvre jaune, qui se transmet par les moustiques, a fait 258 morts sur 618 cas confirmés, selon les derniers chiffres de l'OMS.

L'épidémie est cependant en train de reculer, affirme Hernando Agudelo Ospina. Une campagne de vaccination financée par l'Etat avec l'aide de l'OMS a permis d'immuniser 6 millions de personnes, quasiment toute la ville de Luanda, l'épicentre.

Face à la situation sanitaire désastreuse, la colère est néanmoins palpable dans la population et vise le train de vie fastueux du chef d'Etat Jose Eduardo dos Santos et de sa fille Isabel, milliardaire et femme la plus riche d'Afrique, selon le magazine américain Forbes.

Sur les réseaux sociaux, d'insoutenables vidéos montrent un flot ininterrompu de familles lavant leurs morts, souvent des enfants, dans la cour d'un hôpital public de Luanda avant de les placer dans des cercueils.

Les gens ne veulent même plus aller à l'hôpital public quand ils sont malades car ils ont peur d'y mourir et savent que de toute manière on ne leur donnera pas de médicaments, affirme Adao Gonçalve, un chauffeur de 38 ans.

Se faire soigner dans un établissement privé est inabordable pour l'écrasante majorité de la population, même pour la classe moyenne. Une journée d'hospitalisation peut vite dépasser des milliers de dollars.

Les malades préfèrent s'éteindre à la maison ou avoir recours à la médecine traditionnelle, ajoute Adao Gonçalve, alors que sa belle-mère, hospitalisée pour un problème aux yeux, n'est jamais ressortie.  On ne sait toujours pas de quoi elle est morte, soupire-t-il.
AFP

Le gouverneur de la région de Labé, Sadou Kéita, a invité les Guinéens, du petit au grand, à soutenir les comédiens de notre pays parce qu'ils jouent un rôle primordial dans la paix sociale. Il a mis un accent particulier sur l'importance de l'humour dans l'éducation et dans la lutte contre les morts subites. Lisez son entretien

Vous venez de lancer le festival des Arts et du Rire de Labé, votre région administrative. Qu'est-ce que le choix de Labé représente pour vous?

Sadou Kéita: c'est une valeur énorme en matière de promotion de la culture dans la région. C'est un plaisir à plus d'un titre qu'on dise que le premier Festival de Rire  se tient à Labé. Je suis certain que ce festival aura un impact sur la mentalité des habitants de Labé. Cet impact qui va tendre à éteindre les velléités, et résoudre le tissu social.

L'humoriste ivoirien, Adma Dahico, participe à ce Festival. Que vous représente sa présence à ce festival des Arts et du Rire de Labé?

Nous avons approuvé d'abord que l'on organise un FAR mais que l'un des plus grands comédiens  du continent  vienne pour animer ce festival, cela va fouetter la conscience de nous autres et d'autres à soutenir les comédiens et le rire. Parce qu'on estime que le rire, c'est banal.

Or, l'humour, la comédie, le rire, non seulement libère l'esprit mais ensuite cela l'ouvre et mieux évite [les crises cardiaques, parfois]. Il y a trop de stress dans ce pays, (Guinée, ndlr), c'est parce qu'il n'y a pas de rires. Vous entendez seulement que tel est mort brutalement parce que tout simplement il lui a manqué quelque chose.

Et on oublie que le rire est un élément de culture qui peut assurer la promotion de la culture entière mais aussi le rire peut permettre d'éduquer, de sensibiliser et de dénoncer même les tares d'une société. Quand vous prenez Sarah (griot) à Kankan, invité par le feu Président Ahmed Sékou Touré, pourtant qui le connaissait, ce n'est pas n'importe qui s'essayait à ses côtés, préfets ou ministres que vous étiez, pour lui dire  qu'il y a crise de sucre à Kankan, mais Sarah l'a dit et a réglé le problème sans parler.

On lui (Sékou Touré) met cinq morceaux de sucres dans une tasse à café, avant qu'on ne l'apporte la bouteille de thermos, il (Sarah, ndlr) avait enlevé les cinq morceaux de sucre, mais le Président Sékou Touré l'observait. Il lui a demandé qu'est-ce que tu es en train de faire, non Président, ça c'est de la semence à Kankan, réplique-t-il.

Cela voulait dire tout. Et le lendemain, ce sont les camions qui avaient commencé à défiler.

L'humour n'est pas du n'importe quoi et ce n'est pas n'importe qui peut faire de l'humour.  C'est quelqu'un qui en a la formation qui en a l'esprit,  qui en a la vocation. Donc, nous nous pensons que c'est une activité qu'il faille soutenir parce qu'en cette phase de développement social et politique de notre pays, il faut ressouder le tissu social, il faut des nouvelles orientations.  Parce que quand la politique est assise sur l'ethnie, forcément nous allons au Biafra. Il faut ressouder rapidement et éliminer toutes ces tares politiques qui tendent  à déchirer entièrement ce pays-là.

Ensuite, il faut sensibiliser car la sensibilisation est une donnée essentielle dans la réconciliation et même dans le maintien de la paix. C'est évident quand vous n'allez  pas, vous n'avez pas d'arguments, le moyen de sensibiliser, vous échouez et créez les velléités. Or, le rire justement, l'humour, sont des arguments. Dahico est un humoriste plein d'imagination.

L'un des thèmes de ce FAR porte sur la formation, la sensibilisation et l'éducation des conducteurs des taxi-motos.  On sait que vous avez des préoccupations par rapport à ce phénomène. Dites-nous en un mot?

Ici, nous n'avons pas les agents nécessaires pour veiller  sur cette circulation routière.  Les effectifs sont faibles. C'est pourquoi, l'éducation va s'adresser à tous les conducteurs des engins. Labé est plein d'accidents de rien de tout, c'est-à-dire des accidents qui ne devaient pas se produire. Il suffit de très peu d'éducation et de discipline et de très peu d'attention pour qu'on évite tous les accidents à Labé. Ce n'est pas une ville très compliquée.

Donc, le message qui va être véhiculé pendant ce festival nous intéresse à  plus d'un titre sauf erreur de ma part parce qu'il va nous permettre à lutter contre l'anarchie dans la circulation routière et par finishh, on aura une ville civilisée.

Entretien réalisé à Labé par Amadou Kendessa Diallo

 

DEBAT DU MARDI 1SEPTEMBRE 2015 Avec Saliou BAH

RSS Feed

Global Alumine

Joignez-Lejourguinée-Facebook

Maison de Presse Guinée

Maison de Presse

Partenaires

guineenouvelle
   
Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account