Le 21 décembre 2012, Alpha CONDE fête son second
anniversaire, comme Chef de l’État de la République de Guinée. Parvenu au pouvoir suite à des élections présidentielles très controversées, il a réussi ainsi à faire aboutir une longue marche de 40 années vers le pouvoir.
Par définition le changement indique le passage d'un état à un autre. Il peut être porteur, d'espoir ou d’angoisse. Depuis plus un demi-siècle les Guinéens attendent cet espoir. A force d’espérer, cette attente s’est transformée en résignation avec comme refuge l’indifférence et la fatalité. De changement, on en parle, on en rêve en Guinée. Mais personne ne l'a vu, en jouir encore moins. Chacun y va de son commentaire et de son interprétation sur les raisons de cette situation.
En Guinée, les législatives sont proches. Comme en octobre 2010, l’alliance des menteurs est de nouveau à l’œuvre.
La marche des dizaines de milliers de manifestants dans la rue à Conakry
le 18 février dernier pour dénoncer la gouvernance d'Alpha Condé et réclamer des élections transparentes, crédibles et inclusives confirme le rejet du pouvoir par une frange importante de la population.
Le peuple de Guinée a assisté ces dernières semaines, impuissant, à des escalades verbales entre leaders politiques de la mouvance et de l’opposition. Après le « laissez-les aboyer » du président Alpha Condé, Cellou Dalein déclare « prochainement, nous allons demander son départ (allusion, au président) ».
Mes sœurs et frères, mères et pères, mes très chers
compatriotes.De quel que soit votre opinion politique, religieuse, appartenance ethnique ou régionale, conviction de toutes natures, je vous informe que notre président a un souci implacable et irréfutable qui se résume comme suit: